Voyager plus durable et plus éthique

    J’avais au début intitulé mon article « Voyager durable et éthique » puis ai réalisé assez rapidement qu’il était difficile d’avoir une quelconque certitude dans ce domaine. Cet article a donc pour but de donner des pistes pour voyager en respectant un peu plus la planète et les êtres vivants.

Les transports

    Je vais exclure ici le transport pour se rendre à la destination et en revenir, l’avion s’imposant pour un grand nombre de destinations hors Europe.Je ne vous apprends rien : la voiture est le moyen de transport le plus polluant si on exclut l’avion de l’équation. Quand c’est possible, il est préférable d’adopter des solutions alternatives :
  • dans les pays type « occidentaux », USA, Canada, Australie … la voiture est le moyen de transport le plus plébiscité et les alternatives (trains …) sont rares à part en Europe et au sein des grandes villes (et encore …). La meilleure solution est donc le bus, le covoiturage ou encore le stop pour les plus aventuriers. Je vous mets mes meilleurs liens sur le sujet en fin  d’article. Attention toutefois avec le stop, il est parfois illégal dans certains pays (voire Etats pour les Etats-Unis). Le site Hitchwiki vous renseignera sur le sujet. De mon côté, je dispose de cette carte pour les Etats-Unis, afin de savoir dans quels Etats il est autorisé.

    Stop aux USA
  • dans les autres pays … Cela dépend !
    Globalement, le bus est la meilleure solution dans 3/4 des autres pays, en particulier là où le réseau de train est insuffisant. Le stop est également une option mais à considérer avec précaution dans les pays un peu dangereux, sans oublier de vérifier s’il est légal (sur Hitchwiki !).
    Le train peut être un bon moyen de transport lorsque le réseau le permet. Pour cela, j’utilise le site Seat61 qui est une véritable bible du voyage en train dans le monde avec horaires et numéros de train fournis et qui m’a bien aidée en Thailande (qui dispose d’un bon réseau ferroviaire !). Certains pays comme le Japon proposent des pass train pour voyager de maniere illimitée dans le pays, j’ai testé et approuvé !

    Train en Thaïlande
  • Et enfin, pour explorer les villes ou leurs alentours, le vélo est une très bonne option, que ce soit en Asie ou aux USA, mais j’y reviendrai certainement !

    Vélo en Chine

Le logement

    Les hôtels ne sont pas particulièrement écolo : service de blanchisserie, repas sous forme de buffet, matériel électronique fourni pour chaque chambre … et ces services que je ne considère pas comme très utiles ont un impact sur le prix de la nuitée. Il existe bien sûr des hôtels plus respectueux de l’environnement : matières  durables, alimentation bio, tri des déchets … Mais il est difficile de s’y retrouver entre les multiples appellations « éco-quelque chose » qui ne sont parfois que de la décoration. Je suis donc très portée sur les solutions alternatives, en voici mes préférées :

Le couchsurfing

    Logement chez l’habitant basé sur l’échange, il est donc gratuit.Il vous suffit de vous inscrire sur le site couchsurfing, de compléter votre profil de manière plutôt détaillée : que préférez-vous faire en voyage, quels sont vos goûts… Car c’est comme cela que vous accrocherez avec vos hôtes. Vous les cherchez ensuite en entrant vos dates et destination et hop! Une liste d’hôtes potentiels apparaît. Lisez bien leur profil : certains ne peuvent offrir que leur canapé, d’autres une chambre d’amis, d’autre part leur profil donne un aperçu de leur personnalité. Vous leur envoyez ensuite une demande d’hébergement qu’ils peuvent accepter ou non. Cette demande doit être la plus personnalisée possible : montrez que vous avez lu leur profil et que vous vous entendriez bien. « Surfer » impose certaines contraintes : bien communiquer avec son hôte pour être sûr qu’il ne nous laisse pas tomber à la dernière minute ou que l’on ne parvienne pas à le joindre, être conscient que l’on est invité chez des gens et donc se comporter comme si l’on était invité chez des amis : les petits gestes comme un cadeau ou cuisiner un repas sont les bienvenus. Je recommande également vivement de séjourner chez des personnes ayant plusieurs avis positifs sur leur profil et répondant souvent aux messages.
    J’aime beaucoup ce mode de séjour où l’on est en immersion dans la vie des personnes qui nous accueillent. S’ils ont un peu de temps à vous consacrer, profitez-en à fond : découvrir la ville avec eux sera sûrement aussi intéressant qu’avec un guide, quant à partager un repas ensemble, je pense ne pas avoir à expliquer pourquoi ça peut être super !

    Couchsurfing à Barcelone


Airbnb

    Vous trouverez de tout sur Airbnb, des hôtes dans l’esprit Couchsurfing aux habitats insolites en passant par des appartements en ville que vous auriez pu trouver sur une agence de location.Le fonctionnement est tout simple, il vous suffit d’entrer vos dates et votre destinatation. Pas besoin d’avoir un profil détaillé, une carte bancaire suffit ;). Attention aux prix dans les résultats de recherche qui ne comprennent pas les frais Airbnb : le total que vous paierez sera plus élevé. Ensuite vous envoyez une demande à votre hôte et avez la possibilité d’envoyer un message personnel : une bonne occasion d’amorcer le contact, même si vous ne le rencontrerez peut être pas du séjour.Autre chose, il est possible pour votre hôte d’annuler en dernière minute votre séjour (sur Couchsurfing aussi d’ailleurs). Pas de quoi paniquer, cela reste exceptionnel et dans ce cas vous êtes remboursé; mais ne comptez pas sur Airbnb pour vous trouver un logement alternatif à la dernière minute contrairement au site Booking par exemple. Globalement, vous aurez certainement d’autres propositions de logement sur le site Airbnb. Ayant expérimenté une annulation de dernière minute sur leur site, Airbnb m’avait remboursé un peu plus du montant payé pour tenir compte de la montée des prix.J’aime beaucoup l’option Airbnb également, on peut y trouver des logements exceptionnels de la cabane en forêt à l’appartement traditionnel japonais ! Je n’ai pas expérimenté de logements très originaux mis à part une maison troglodyte en Touraine mais compte bien me rattraper pendant mon tour du monde. L’échange avec les hôtes est également un plus, parfois ils vivent dans le logement ou à proximité et vous pouvez échanger avec eux sur votre destination ou leur vie.

    Airbnb troglodyte près de Blois


Les auberges de jeunesse

    Je ne vais pas m’étendre sur le sujet : la solution la plus économique hors couchsurfing mais comportant la garantie d’avoir un toit sur la tête à l’arrivée. C’est également un moyen d’être bien placé au sein de la destination et de rencontrer d’autres voyageurs.Personnellement, je passe par le site Booking.com (je ne connais pas bien les autres) : je trouve les descriptions des logements bien détaillées et les avis à leur sujet plutôt fiables. À ce propos, je recommande fortement de prendre des logements ayant une note supérieure à 8 et de lire quelques avis pour voir quels aspects reviennent le plus souvent. C’est une bonne option niveau flexibilité car de nombreux logements sont proposés avec annulation gratuite jusqu’à la veille ou l’avant veille, parfait si vous voyagez un peu au jour le jour.J’apprécie également booking pour la certitude de ne pas avoir d’annulation de dernière minute. En effet, si l’établissement (hôtel, auberge …) annule, Booking est tenu de proposer un logement équivalent, ce qui n’est pas le cas d’Airbnb. J’ai personnellement testé après un bug de Booking qui avait annulé mon logement d’une semaine au Japon la veille du départ. Le service client de Booking m’a proposé un logement équivalent (en fait bien supérieur sur ce coup là) et a fait en sorte que je sois remboursée de la différence, ce qui sur une semaine et au Japon s’est avéré très intéressant !

    Auberge de jeunesse à Rio : petit déj sur les toits

Le camping

    Que dire à part qu’il s’agit de mon option préférée (sauf peut être en cas de forte pluie). Du bout de pré au camping 4 étoiles, vous trouverez certainement une option qui vous convient. Bon, ça implique de trimballer son matériel, donc mieux vaut voyager léger !Le point négatif avec le camping peut être la difficulté de les trouver et/ou les réserver.  Certains sites répertorient les campings d’un pays voire proposent de les réserver. Parfois vous aurez juste le numéro de téléphone du camping (sur Google maps ou TripAdvisor par exemple) et il faudra les appeler pour réserver. Petite astuce si c’est à l’autre bout du monde : le crédit Skype vous permet de téléphoner sans vous ruiner dans ces pays (merci Rictus !)

    Camping à Peddocks Island près de Boston (vous en entendrez parler très bientôt) 

D’autres pistes

    …que je n’ai pas encore testées (mais qui sait ?)
    Le WWOOFing : globalement il s’agit de fermes bio où le gîte et le couvert sont offerts en échange d’une participation aux tâches de la ferme.
    HelpX, Workaway, appli Worldpackers…: l’équivalent du woofing pour d’autres structures, cela peut être une auberge de jeunesse, un centre de vacances, un bateau … j’ai par exemple trouvé un centre de yoga qui proposait gîte, couvert, cours de yoga en échange d’un travail à la réception. D’ailleurs c’était au Québec et je suis très tentée d’aller y faire un tour ! 

    Les activités

      Du point de vue environnemental, je n’ai pas besoin de vous apprendre quelles sont les activités les plus polluantes (la balade en hélico …) et les plus respectueuses de la nature (la rando en ne laissant aucun déchet avec soi par exemple).
      Pour ce qui est de l’éthique, c’est plus difficile à juger.
      Je ne vais pas vous surprendre en déclarant qu’il est préférable d’acheter les souvenirs faits dans le pays visité plutôt qu’à l’autre bout du monde et d’encourager l’économie locale, par exemple en passant par des agences locales plutôt que des tour operator (nécessite un peu de pratique quand même!).Au sujet du tourisme, ce que je peux recommander est de bien vous renseigner sur les activités que vous avez choisies, notamment si elles impliquent une visite dans une tribu, un quartier particulier … pour savoir si la population locale en bénéficie. Je vous conseille le site EchoWay qui détaille l’impact environnemental, économique… de différentes activités ou villages. Voici un exemple au Népal. Hélas il n’est pas encore très complet ! Si vous passez par un circuit touristique classique, la solution est de donner un pourboire sur place mais en vérifiant d’abord avec votre guide ou agence que c’est ok et quel montant donner pour éviter de créer des déséquilibres.
      Pour les pays comme l’Asie, la négociation des prix doit se faire dans le respect et sans faire de scandale. Il faut notamment garder en tête qu’à partir du moment où vous vous êtes mis d’accord sur un prix, l’accord est clos et ce n’est pas une arnaque. Les vendeurs font ce qu’ils peuvent pour gagner leur vie.Tant qu’on est au niveau du respect, je recommande globalement de se renseigner sur les usages et traditions locales, en particulier ce qui relève de la politesse. Dans certains pays la notion de pudeur est très importante – il faut se couvrir les bras ou les épaules par exemple – ou bien les croyances locales impliquent des pratiques à respecter, comme ne pas toucher la tête des autres chez les bouddhistes – de manière générale, ne rien toucher du tout me semble la meilleure solution, tout comme s’habiller un minimum ! Dans un autre registre, dans certains pays (en Amérique du Nord par exemple) il est essentiel de laisser des pourboires car c’est globalement le revenu des serveurs : votre moteur de recherche préféré vous renseignera sur le montant !Je recommanderais également de cacher les signes extérieurs de richesse type appareil photo démesuré – mais je reconnais que c’est pénible à ranger et ressortir ! A ce propos, j’évite de photographier des personnes de près et de face sans leur demander (parfois en mimant) l’autorisation, je trouve que c’est la moindre des choses. Il y a d’ailleurs certaines cultures chez qui c’est très déplacé.

      Pour ce qui est de respect envers les autres êtres vivants, vous avez sûrement déjà vu des photos de voyage où la personne est assise à côté d’un tigre ou chevauche fièrement un éléphant surmonté d’un siège. Ces activités qui semblent sympa pour la bucket list sont en réalité le résultat de nombreux actes de cruauté sur les animaux perpétrés toute leur vie afin de les domestiquer. Je ne donne pas plus de détails ici mais mettrai des liens en fin d’article à ce sujet – en particulier les traitements infligés aux éléphants domestiqués en Asie sont d’une violence inouïe. Il en va d’ailleurs de même pour les animaux dans les cirques en Europe comme ailleurs (j’en profite pour saluer le cirque Bouglione qui a décidé d’arrêter les performances incluant des animaux, preuve qu’on avance dans le bon sens !) J’éviterais également les parcs incluant des animaux ainsi que les zoos, car on n’est jamais sûr de comment les animaux sont traités.

      Au Cambodge
      De manière générale, bien qu’on ne puisse pas être irréprochable, il est possible de voyager pour voir des animaux dans leur habitat naturel en évitant au maximum de les perturber. Je n’ai hélas pas beaucoup de ressources sur le sujet donc si vous visitez un organisme impliquant des animaux (comme une ONG qui s’occupe d’éléphants en Asie) je vous conseille de regarder si elle fait partie de programmes de protection des animaux (Born free, Peta, Jane Goodhall…)
      La plongée sous-marine par exemple, si l’on ne touche rien et ne s’approche pas trop près, permet un passage « sans traces » au milieu des animaux sans les choquer (idem pour leur habitat), à quelques exceptions près (accidents accompagnés de chute de matériel de plongée globalement).
      La randonnée – sans polluer – permet également de rendre visite à de nombreux animaux dans leur milieu naturel sans trop les impacter. Il convient bien sûr de se renseigner avant la randonnée et de ne pas tenter de nourrir les animaux. Parfois cela implique de faire très attention à sa propre nourriture, si vous avez croisé des singes ou des coatis vous savez de quoi je parle !

      Minute culture : ceci est un coati.
      En revanche, je recommande d’éviter au maximum les activités du type « nager avec les dauphins« , « bateau qui s’approche tout près des baleines  » … qui pour moi sont vraiment une intrusion dans leur monde. Les safaris également ne sont pas forcément respectueux des animaux, certains chauffeurs n’hésitent pas à s’approcher trop près de l’action. De loin, c’est un peu mieux ! En résumé, ce n’est pas très compliqué, je recommande de rester éloigné des animaux autant que faire se peut. Achetez-vous de bonnes jumelles et tout ira bien !

      Au Kenya

    Il y a tant à dire sur le sujet que je pourrais continuer pendant un bout de temps encore (équipement, alimentation, déchets …). Je propose de s’arrêter là pour l’instant, j’y reviendrai certainement dans un prochain article.
    Liens 

    Transport : meilleurs sites de covoiturage par pays / seat61 pour le train. / Hitchwiki pour le stop / checkmybus.com pour le bus dans certains pays (attention il recense aussi des covoiturages)

    Logement : eco-label européen pour les hôtels couchsurfing / WWOOFing / helpx / workaway

    Activités : EchoWay / éléphants en Asie / tourisme respectueux des animaux : je n’ai pas encore de ressource qui me convienne, cela viendra un jour ! 

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    Comment être sûr d’avoir une place pour le Burning Man !

    Ni hao !

    Si vous êtes un peu artiste/aventurier/perché, vous avez sûrement entendu parler du Burning Man, l’un des plus populaires festivals de la planète, et pour cause : il dure une semaine, au milieu du désert du Nevada, est envahi d’installations d’art plus impressionnantes les unes que les autres, a pour philosophie de laisser le désert identique à l’arrivée et au départ (« leave no trace ») … Je vous en dirai plus lorsque j’en reviendrai, mais en attendant, je peux vous expliquer comment avoir une place pour le Burning Man à (presque) tous les coups, car déjà rien qu’acheter sa place est un évènement !

     

     

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    N’étant pas encore allée au Burning Man, cet article sera illustré avec des photos du désert de White Sands au Nouveau-Mexique !

     

     

    Il faut savoir que Burning Man est très populaire et connu dans le monde entier : il rassemble plus de 70 000 personnes chaque année. Les places s’arrachent en moins d’une heure après leur mise en vente… mais ! il y a plusieurs mises en vente de places et après m’être longuement arraché les cheveux sur le sujet et avoir mobilisé mes ami.e.s pour m’aider (merci Agent Pétronille !), je pense en savoir suffisamment sur le sujet pour vous expliquer un peu le fonctionnement des places pour le festival.

     

    Voici les possibilités que vous avez pour avoir le saint Graal… je veux dire votre ticket :

    1. Les places à 1200 $

    Le ticket standard pour le Burning Man coûte 425 $ auxquels il faut ajouter environ 60 $ de taxes. Inutile de dire qu’à moins d’avoir gagné au loto, je ne vois pas pourquoi payer trois fois plus cher. Néanmoins si vous voulez être sûr à 100% d’avoir une place, celles-ci peuvent être achetées à tout moment et vous garantissent votre entrée à Black Rock City (le nom de la ville éphémère formée par le Burning Man dans le désert).

     

    2. La Main Sale

    J’espère que vous aimez les sensations fortes : pendant la Main Sale, vous êtes en compétition avec 70 000 personnes qui vont cliquer en même temps que vous pour acheter un billet, puis c’est le suspense total pendant une demi-heure pour savoir si vous avez été assez rapide.

    Une semaine avant la vente, vous devez vous enregistrer sur le site « Burner profiles » (je vous mets tous les liens en fin d’article), en vérifiant bien quel délai vous avez pour vous inscrire car c’est assez court (2 jours environ). Puis il vous faut patienter jusqu’à la Main Sale. A l’heure pétante ce jour-là, un bouton apparaîtra sur la page d’accueil du Burner Profile, dans la marge de droite près du bouton pour acheter des tickets à 1200$ (tout est bon pour gagner des dixièmes de seconde !).

    Voici mes conseils pour survivre à cette épreuve :
    – faites attention au décalage horaire entre San Francisco et Paris selon l’hiver et l’été…
    – soyez dans un endroit tranquille, sur un PC, avec le meilleur réseau wifi possible.
    – je conseille de mobiliser des amis. Pour cela j’ai créé autant de comptes que d’amis qui pouvaient m’aider et je leur ai demandé de cliquer au bon moment.

    Ensuite, c’est le grand frisson, avec une petite barre d’avancement qui progresse douuucement, avant de vous dire si oui ou non vous avez gagné le saint Graal de la fiesta dans le désert.

     

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    3. La revente sécurisée (STEP)

     

    Si vous êtes revenu bredouille de la Main Sale, pas de panique : une autre solution s’offre à vous : la revente sécurisée de tickets du Burning Man, encadrée par l’organisation du festival pour éviter toute mauvaise surprise. Vous vous enregistrez sur la liste d’attente pour ces billets et recevez un mail quand c’est votre tour. Vous avez ensuite 72h à compter de l’envoi du mail pour prendre votre place.
    Pas d’enregistrement une semaine avant cette fois-ci, juste se pointer à l’heure H (ou plutôt une demi-heure avant) devant son ordinateur et attendre l’apparition du bouton magique dans la marge de droite.

     

    Capture

    A ce moment-là, votre coeur fait un triple salto dans votre poitrine !

    C’est grâce au STEP que j’ai eu ma place en mobilisant des amis que je ne remercierai jamais assez (encore merci à mes agents spéciaux !), nous avons cliqué au bon moment sur le bouton et hop !

    Ensuite, il faut attendre de recevoir un mail de Ticketfly, qui peut arriver le jour même ou des semaines plus tard … donc si vous n’êtes pas super flexible sur les dates, ce n’est peut-être pas la meilleure option. Néanmoins chez nous, pour 3 demandes de ticket via STEP, j’ai reçu 3 invitations à prendre une place : une la semaine même, et les autres 2 et 4 semaines plus tard environ.

     

    4. La OMG sale (ou la dernière chance)

    Fin juillet, une vente de la dernière chance a lieu, similaire à la Main Sale : il faut également s’enregistrer une semaine avant, et se préparer au grand frisson une fois de plus ! 2000 places sont mises à disposition pendant cette vente.

     

     

    5. Cas particulier : le Low income ticket program

    4000 tickets à 190$ sont mis à disposition pour les personnes aux revenus modestes, il faut pour cela faire une demande sur la page dédiée du Burning Man (voir liens utiles en fin d’article). Je ne connais pas les conditions de revenus et leur applicabilité, mais payer moins de la moitié du prix d’entrée, cela se tente, non ?

    La prochaine fois, je vous expliquerai comment s’organiser pour aller au Burning Man et survivre dans le désert pendant une semaine !

     

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    Liens utiles :

    Site d’achat de ticket (Burner profiles)
    Demande de ticket Low Income
    FAQ ticket Burning Man

    Comment choisir une tente légère, confortable et pas trop chère!

    Bom dia !
    Un sujet très pointu, aujourd’hui : les tentes. Si vous avez déjà trimballé une tente 2-secondes sur plusieurs kilomètres, vous voyez bien pourquoi je souhaitais changer : lourde, pas pratique, et surtout très encombrante ! A l’inverse, je connaissais les tentes « ultra-légères » vantées des MUL (marcheurs ultra léger), le hic : les modèles coûtaient 250-300€ au moins, voire plus.
    Il me restait à dormir à la belle étoile (c’est sympa aussi) ou à écumer Internet en vue de la tente au meilleur ratio poids-prix. Et tant qu’à faire, qu’elle soit confortable, parce que c’est quand même votre future maison !

     

    Mes critères de comparaison

    Pour moi, vous l’aurez compris, le critère numéro 1 est le poids. J’espérais trouver une tente de moins de 2 kg, j’ai fini par découvrir des tentes de moins de 1,5 kg abordables, ce qui est quand même vraiment top à porter et s’accompagne en général d’un mini volume dans le sac. J’en voulais donc une 1 place pour optimiser au maximum le poids.
    • critère 1 : < 1,5 kg
    • critère 2 : tente une place
    • critère 3 : petit volume

    Je voulais également une tente un minimum confortable : pas d’abri/tarp car pour moi un espace clos est nécessaire pour le confort, un peu de place dans la tente au niveau des dimensions – bon ceci dépend de combien vous mesurez –. Et surtout du point de vue confort, je souhaitais absolument une tente à double paroi, pour avoir testé la tente mono paroi une fois et son plafond trempé d’eau froide, je n’ai pas du tout aimé !

    • critère 4 : pas d’abri ou tarp
    • critère 5 : dimensions au sol assez grandes
    • critère 6 : double paroi
    Et enfin, j’ai choisi de me limiter à un budget de 200 € grand max.
    • critère 7 : < 200 €

    Voici les tentes que j’ai trouvées après des heures sur internet qui correspondaient à ces critères :

    • 1,5-1,6 kg : Ferrino Lightent 1 ou 2, Terra Nova Zephyros 1 / 1 Lite
    • 1,8 kg :  Decathlon Aravis, Terra Nova Zephyros 2
    • 2 kg : Decathlon Quickhiker Ultralight (2 places), Terra Nova Coshee 2

    Celles qui loupent le coche de peu (niveau poids ou prix) :

    • moins de 1 kg : Lunar Solo LE 225€, Skyscape Scout de Six Moon Designs 180€*
    • 1,1 kg : MSR Hubba 350€ (promos à 270€) The North Face O2  288 €
    • 1,4 kg : Zephyros 2 Lite 230€
    • 2,1 kg : MSR Elixir : 270€ (promos à 200€)

    *mais sans arceau ni piquets, non fournis…

    La Ferrino Sintesi 1 et la Gobi 2 ne figurent pas dans le classement mais auraient pu, c’est juste que je ne les connaissais pas à ce moment-là ! En gros, j’ai trouvé ces modèles en me promenant sur les sites de vente de matériel ultra léger, ce ne sont pas les « dernière génération » mais plutôt des classiques.

     

    Je les ai ensuite comparées dans tous les sens et suis allée visiter quelques tentes en magasin pour me faire une idée, même si ces modèles sont difficiles à trouver hors magasin spécialisé. Mais regarder diverses tentes permet de voir un peu l’espace disponible, sous quelle hauteur on peut se tenir assis… (surtout si vous n’êtes pas familier du concept, comme moi avec le matos ultra léger)

    De manière générale, je recommande vivement de tester au maximum tout ce que vous pouvez avant achat (et après, mais ça on en parlera plus tard) . Regardez les tentes d’expo, rentrez-y même si ce n’est pas exactement le modèle que vous voulez. Par exemple à Décathlon il y a souvent cette tente de rando qui est montée et correspond à peu près aux modèles dont je vais parler niveau place disponible. Je recommande de s’y installer un peu pour voir si vous pourriez y dormir 🙂

    Idem, je me suis bien amusée au Vieux Campeur à Paris à essayer tous leurs matelas de camping en me couchant dessus au milieu du magasin, c’est normal de tester, et ça m’a permis de bien faire mon choix autrement qu’en lisant des avis de gens sur des forums.

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    Cette parenthèse très importante fermée, passons au comparatif !

    Les tentes d’1,5 kg

    Je ne vous cache pas que souhaitant avoir une tente la plus légère possible et trouvant des modèles sympas et abordables dans cette catégorie, c’est celle que j’ai la plus recherchée, étoffée et prise au sérieux. Mais les tentes d’1,8/2kg sont intéressantes aussi notamment parce que certaines sont pour 2 et peuvent être utiles aux voyageurs en duo, donc j’ai préféré en parler également.

    La Ferrino Lightent 1

    Poids : 1,450 kg
    Dimensions pliée : 33×13 cm
    Dimensions montée : 2.20 m de long par 80 cm de large, pour 80 cm de hauteur max. L’abside fait 50 cm de profondeur.
    Prix : 140€
    Retours que j’ai pu voir : globalement positifs, elle semble solide, confortable et facile à monter. Les dimensions me convenaient bien.

     

    La Ferrino Lightent 2

    Poids : 1,750 kg
    Dimensions pliée : 35×17 cm
    Dimensions montée : 2.25 m de long par 120 cm de large, pour 100 cm de hauteur max. L’abside fait 50 cm de profondeur.
    Prix : 220€ environ, en promo à 175 € en ce moment
    Retours que j’ai pu voir : c’est une tente 1 place et demi plutôt que 2 places, mais sinon mêmes retours que la Lightent 1. J’ai vu plusieurs conseils sur prendre la Lightent 2 plutôt que la 1 pour le bonus de confort et de place à 300 grammes de plus.

    La Terra Nova Zephyros 1

    Poids : 1,570 kg
    Dimensions pliée: 52×14 cm, possibilité de faire plus petit
    Dimensions montée : 2.20 m de long par 96 cm de large (64 aux extremités), pour 95 cm de hauteur max (50 aux extrémités). L’abside fait 50 cm de profondeur.
    Prix : 125 €
    Retours que j’ai pu voir : en plus des avantages décrits ci-dessus, spacieuse (possibilité de se tenir assis), se monte rapidement. Contrairement à la Zephyros 2, il n’y a pas de cache pour certaines aérations en bas de la chambre qu’il faut donc boucher.

    La Zephyros 1 Lite

    Poids : 1,530 kg
    Dimensions pliée: 45×14 cm
    Dimensions montée : 2.20 m de long par 92 cm de large pour une hauteur de 96 cm. L’abside fait 50 cm de profondeur.
    Prix : 200€
    Retours que j’ai pu voir : j’ai vu peu de retours mais elle semble aussi spacieuse que la Zephyros 1 pour un gain de poids d’environ 100 grammes (selon les chiffres que j’ai trouvés) .

     

    La Camp Minima 1SL

    Poids : 1,150 kg
    Dimensions pliée: 30×12 cm
    Dimensions montée : 2.20 m de long par 65 cm de large pour 80 cm de hauteur. L’abside fait 50 cm de profondeur.
    Prix : 190 €
    Retours que j’ai pu voir : pas grand chose, mais elle semble être un bon modèle pour un poids mini, après solidité et imperméabilité sont à étudier.

     

    Les tentes de 1,8 kg

    La Decathlon Aravis

    Poids : 1,80 kg
    Dimensions pliée: 38×13 cm
    Dimensions montée : 2.20 m de long par 70 cm de large pour 72 cm de hauteur max. L’abside fait 60 cm de profondeur.
    Prix : 120 €
    Retours que j’ai pu voir : super avis chez Decat, la hauteur maximale est un des points noirs.

    La Zephyros 2

    Poids : 1,810 kg
    Dimensions pliée: 57×14 cm
    Dimensions montée : 2.20 m de long par 97 cm de large , pour 92 cm de hauteur max. L’abside fait 37 cm de profondeur.
    Prix : 190€
    Retours que j’ai pu voir : comme la Zephyros 1, haute et spacieuse, sans le problème d’aération de la Zephyros 1.

    Les tentes de 2 kg (2 personnes)

    La Decathlon Quickhiker

    Poids : 1,960 kg
    Dimensions pliée: 38×13 cm
    Dimensions montée : 2.10 m de long par 110 cm de large , pour 95 cm de hauteur max. L’abside fait 60 cm de profondeur.
    Prix : 150€
    Retours que j’ai pu voir : très bons avis chez Decathlon sur le rapport prix/poids/place imbattable pour un modèle 2 places, j’ai vu quelques soucis d’humidité chez certains utilisateurs. Les dimensions sont également plutôt compactes pour 2 personnes. J’aurai l’occasion de vous en dire plus très bientôt normalement car nous avons choisi cette tente avec mon ami qui me rejoint en Polynésie !

    Terra Nova Coshee 2

    Poids : 2,0 kg
    Dimensions pliée: 42×13 cm
    Dimensions montée : 2.18 m de long par 120 cm de large , pour 90 cm de hauteur max.
    Prix : 145€
    Retours que j’ai pu voir : j’ai trouvé peu d’avis, j’opterais plutôt pour la précédente en l’absence de référence, même si le prix est intéressant.

    Le tableau comparatif qui récap tout

      Lightent 1 Lightent 2 Zephyros 1 Zephyros lite Minima 1SL Aravis Zephyros 2 Quickhiker Cohee 2
    Poids 1,450 1,750 1,570 1,530 1,15 1,8 1,81 1,96 2
    Prix 130 220 125 200 190 120 190 150 145
    Dim Pliée 33×13 35×17 52×14 45×14 30×12 38×13 57×14 38×13 42×13
    Dim Montée (longueur max x largeur max x hauteur max + abside) 220x80x80 +50 225×120 x100+50  220x96x95 +50 220x92x96 +50 220x60x80 +50 220x70x72 +60 220x97x92 +37 210x110x95+60 218x110x90

     

    DSC_0797

    Et c’est parti pour la vraie vie !

     

    Il manque quelques critères dans ce tableau, comme l’imperméabilité qui est à prendre en compte aussi – même si les tentes mentionnées ici sont globalement bien imperméables -, la largeur à la tête et aux pieds. Ensuite, pour les modèles qui vous tapent dans l’oeil, n’hésitez pas à explorer les forums comme randonner-leger.org pour voir les avis de chacun sur les tentes et parfois même des tests complets. Par exemple, ce test de la Zephyros 1 et celui-ci de la Lightent 1 m’ont bien aidée pour cet article.

    D’autre part, ceci est le résultat de mes recherches, j’ai pu me tromper, n’hésitez pas à me le signaler si c’est le cas. Et enfin, pour réduire fortement le critère prix, la vente d’occasion peut s’avérer très utile !

     

    Verdict

    J’ai choisi la Lightent 1 ! trouvée d’occasion à 90€ et montée en quelques minutes, je suis très satisfaite. La partie « montage en plein vent », « campement sous la pluie » etc est à venir !

    IMG_20170521_175827

    La version montée

    IMG_20170521_180726

    La version pliée (à gauche)

    Et vous, quelle tente avez-vous choisi ?

    Partir en tour du monde avec moins de 9 kg sur le dos

    Quand on est une jeune femme comme moi, ce n’est pas évident de se promener avec un sac d’une dizaine de kilos sur le dos. J’en ai fait l’expérience en partant en mission pour le travail : cadeaux pour expats, ordinateur professionnel, chargeur, documents, … mon sac à dos pesait 14 kg. Si la charge est acceptable pour un petit trajet, on déchante vite lorsqu’il faut prendre les transports, monter des escaliers, attendre debout … J’étais partie sur la route du « voyager léger » !

    D’autres éléments m’ont aidée lors de cette préparation : mon coup de foudre pour les cosmétiques solides, dont je vous reparle plus bas, et mon but ultime – pas encore garanti à l’heure où j’écris cet article ! – pouvoir mettre mon sac en cabine. Pourquoi ? Mon itinéraire étant plutôt chargé par moments, j’aimerais éviter que mon sac se retrouve à Katmandou quand je serai à Santiago ! Je préfère avoir un petit sac supplémentaire en soute où je mettrai couteau, briquets et éventuels liquides et garder l’essentiel sur moi. Mais la hauteur maximale du bagage peut poser problème pour certaines compagnies, donc pour l’instant je me focalise surtout sur l’aspect majeur du randonneur : le poids !

    Première étape : lister tout ce dont on a besoin

    DSC_0877

    Cela peut se faire en regardant ce que l’on va faire de notre voyage et ce dont on va avoir besoin pour y arriver. Morceaux choisis dans mon cas :

    • randonnée, camping en Amérique du Nord : tente, sac de couchage, matelas, housse étanche, matos de camping, habits chauds pour la nuit …
    •  plage en Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Thaïlande … : masque ou lunettes, tuba, maillot de bain, lunettes de soleil …
    • festival Burning Man au Nevada : un tas de trucs dont je vous parlerai dans un prochain article !
    • se battre contre les moustiques sur une grande partie du parcours
    • attendre de longues heures dans les aéroports, avions : liseuse pour ma part !
    • prendre des photos et vidéos : appareil photo ou caméra
    • rester en contact avec mes proches : tablette ou PC
    • s’habiller, se laver, être un minimum présentable … : fringues, cosmétiques, serviette …
    • survivre en cas de maux divers : quelques médicaments, pansements …
    • faire du sport (course à pied et fitness pour moi) : baskets, tenue de sport, brassard pour mettre le téléphone en courant …
    • visiter des villes : baskets confortables, petit sac, gourde …

    Faites une liste complète qui comporterait le maximum d’idées pour être sûr de ne rien oublier, on verra comment les trier après !

    Deuxième étape : voir si vous pouvez vous passer de certains objets une partie du voyage.

    Quelques exemples :
    Il me faut une tente sur la première moitié de mon voyage uniquement (itinéraire ici) : Amérique du Nord et Océanie. Arrivée en Asie, je n’aurai plus besoin de la totalité de mon matériel de camping, que je pourrai globalement revendre/donner ou, pour les objets vraiment importants, renvoyer chez moi.

    Idem pour le masque et le tuba qui ne me seront pas très utiles en Amérique du Nord : je peux les donner à un ami qui me rejoint en Polynésie.

    Pour les médicaments, pareil : inutile de porter 500 grammes de médicaments sur soi en permanence. Avoir de quoi pallier une urgence (paracétamol, lopéramide, antibiotiques …) dans un sac zippé, et les racheter en cas d’utilisation, permet d’économiser de nombreux grammes sur le dos.

    Troisième étape : faire la liste complète de ce que vous allez porter au moment où vous serez le plus chargé.

    Dans mon cas, il s’agit de l’Amérique du Nord où j’aurai tout mon matériel de camping sur moi (hop 2,7 kg !). Et c’est parti, on liste tout même ce qui pèse quelques grammes. Mettez tout ça dans un tableau et accompagnez-les du poids correspondant. Alors, verdict ?

    On conseille maximum 20 % de votre poids pour le poids d’un sac de rando, ce qui ferait 11 kg pour moi. J’estime que c’est trop et je vise entre 8 et 9 kg pour le poids du sac. C’est déjà beaucoup à porter pour une randonnée, mais correct, surtout en considérant qu’à la moitié de mon voyage je me délesterai de 2,7 kgs bien sentis !

    _DSC0081.JPG

    Et je serai légère comme une plume ! (Modèle : Elodie)

    L’étape suivante est d’examiner chaque ligne que vous avez écrite en vous demandant :
    – si vous ne pourriez pas vous passer de cet objet :
    Le « au cas où »/ »ça peut servir » est globalement à bannir si vous ne voulez pas vous retrouver avec 15 kgs sur le dos !
    – si pour l’utilité de l’objet, vous avez pris l’option la plus légère :
    Je ne me voyais pas du tout investir dans un nouvel appareil photo alors que je suis satisfaite du mien. Et là, il passe sur la balance : 645 grammes avec la housse ! A moins de le mettre au régime, je voyais mal comment ne pas opter pour un appareil plus léger, ou carrément une autre solution comme une GoPro qui pèse moins de 100 grammes.
    – si, pour l’utilité de l’objet, vous avez pris l’option la moins volumineuse : il n’y a pas que le poids à considérer, je pense notamment aux matelas de camping qui peuvent être légers mais prendre beaucoup de place ! Le volume est également un critère important pour le choix de la tente.
    – si vous n’avez rien en double : deux tee shirts identiques ? Une brosse à dents de rechange ? Vous préférez les porter pendant tout le voyage ou en acheter un sur place quand l’occasion se présentera ? Et à moins d’aller en pleine nature, elle se présentera !
    Pour vous aider dans cette étape, voici comment j’ai procédé :

    Matériel de camping + sac

    – La tente : je vous écrirai sûrement un article dédié, mais le but ici est de trouver la tente avec le meilleur compromis poids / volume / prix / solidité / confort pour vous ! Personnellement j’ai opté pour la Lightent Ferrino. 1,4 kg !
    – Le sac de couchage : idem, les critères étant poids / volume / prix / chaleur. J’ai pour l’instant un Warmn’light 600 de Lafuma mais j’hésite à acheter un meilleur sac de couchage.
    Le matelas : mêmes critères, je préférais autogonflant, j’hésite entre plusieurs modèle.
    – Le sac : le poids est également un critère majeur, avec le volume utile, le prix et le confort de portage. Je m’oriente pour l’instant vers un sac Décathlon 40L mais verrai au moment où j’aurai choisi tout le reste du matériel.

    Matériel électronique

    Idéalement, je voulais faire de belles photos, avoir l’option vidéo, lire (beaucoup) (tout le temps), pouvoir écrire facilement à mes proches ou sur ce blog, et avoir un écran assez grand pour les moments de tri de photos, vidéos de sport voire films. Mais en chiffrant les grammes, aïe !

    J’ai tout de suite écarté mon appareil photo de 650 grammes et pense pour l’instant prendre une caméra type GoPro, mon téléphone, une tablette et un clavier Bluetooth, et ma fidèle liseuse. Mais j’hésite encore vraiment à embarquer 735 grammes de tablette alors que mon téléphone pourrait suffire … Bref, je n’ai pas encore tranché sur ce point, je reviendrai quand j’aurai le verdict !

    Pesez également les étuis séparément, cela peut vous aider à constater que certains étuis sont un peu lourds ! Pour ma part j’ai remplacé l’étui de ma liseuse par une simple pochette en tissu qui pesait presque 50 grammes de moins.

    Vêtements

    Pour les vêtements, c’est surtout le nombre qui pèse quand vous partez en voyage. Un tee-shirt en coton ou en synthétique représente plus ou moins le même poids, en revanche emporter 3 tee-shirts supplémentaires aura un impact considérable sur votre total ! La solution est donc de prendre le minimum, de faire beaucoup de lessive – au savon, ça pèse moins lourd – et de racheter des vêtements quand le tee shirt commence à être un peu trop délavé.

    Dans le cadre d’un voyage incluant de la randonnée, de nombreuses possibilités s’offrent à vous en matière de choix de vêtements : coton, synthétique classique, synthétique optimisé en termes de régulation thermique … L’article de Randonnée Passion sur le sujet vous renseignera mieux que moi  .
    Minute Végane : L’article montre globalement que la laine n’est pas obligatoire en randonnée, et qu’on fabrique aujourd’hui des synthétiques aux propriétés similaires à la laine mérinos souvent prisée par les randonneurs (léger, antibactérien…)

    Hygiène, cosmétiques …

    Je pense qu’ici, une simple photo peut faire beaucoup :

    IMG_20170501_191639

    A gauche : déodorant, savon, shampooing , dentifrice /éponge de konjac, lingette nettoyante/démaquillante lavable, cup menstruelle. Poids total : 167 grammes
    A droite : déo, gel douche, shampooing, dentifrice/serviettes hygiéniques, coton, gant de toilette. Poids total : 370 grammes (et si les bouteilles étaient pleines ce serait plutôt 500!)

    Tant au niveau du poids que de la place perdue – et on en parle des bouteilles qui fuient ? -, je pense que la partie gauche gagne haut la main ! En outre, je pense que ces quantités couvriront 6 mois de voyage (savon mis à part)  car j’utilise les cosmétiques solides depuis Noël et ils ont très peu diminué de volume. Ce qui n’est clairement pas le cas de la partie droite, en particulier des serviettes et cotons qui sont à usage unique.

    Et niveau impact environnemental, entre le plastique de l’emballage et l’huile de palme utilisée pour obtenir les sulfates (présents dans quasi tous les gels douches, lotions, shampooings liquides) … disons qu’on est fier de passer au solide !

    Pour les femmes, la cup menstruelle permet également une économie importante de place, poids, et impact sur la planète (si on pense au nombre de serviettes/tampons utilisés dans une vie…).  A noter que pour les femmes ayant du mal avec la cup (j’en ai fait partie avant de sauter le pas !) il existe une autre option : les serviettes hygiéniques réutilisables (comme les Plim), qui ont un poids et encombrement similaires !

    Pour ma part, j’ai acheté mes produits (sur la photo : toute la partie de gauche sauf le savon et la cup) chez Lamazuna qui propose des produits bio, faits en France et non testés sur des animaux.

    Histoire d’être objective (ou presque…), je dois quand même préciser que les produits solides sont différents des produits liquides, inutile donc d’attendre un effet identique. J’ai une amie qui m’a dit trouver peu efficace le déo solide. Personnellement, c’est avec le dentifrice solide que j’ai eu un peu de mal : la sensation est vraiment complètement différente du dentifrice en pâte (on a l’impression de se brosser les dents à l’eau parfumée à la menthe !), ce n’est pas désagréable et l’effet y est, mais nécessite un certain temps d’adaptation. D’autre part, il faut aussi prévoir un petit sac de congélation pour éviter qu’ils s’effritent au contact d’autres objets (brosse à cheveux… oui c’est du vécu).

    Verdict ?

    Et voici enfin mon tableau : Je suis actuellement au score honorable de 8,655 kgs !
    Sachant que j’avais pas mal de besoins (matériel de camping/électronique, sport …), je pense que ce total peut être largement amélioré. Je réfléchis aussi à d’autres options comme un chargeur solaire… mais globalement je resterai sous la barre des 9 kgs, ce qui est déjà très bien !

    Bien sûr, dans le cas d’une randonnée, les 3/4 de ce tableau seront inutiles et j’essaierai de laisser cela en auberge. Par contre il faudra rajouter le poids de l’eau et de la nourriture … Mais l’idée est d’avoir un sac le plus léger possible à tout moment !

     

         
    Catégorie Objet Poids Peut varier ?
    Electronique Portable + étui 158
      Tablette + étui 735  
      Clavier 417  
      Chargeur 40  
      Ecouteurs 15  
      Liseuse + étui 198  
      Caméra + accessoires 250 x
    Hygiène Shampooing solide  60  
      Déo solide  30  
      Brosse à dents 17  
      Dentifrice solide 20  
      Peigne 30  
      Brosse 52  
      Lingettes démaquillantes 2  
      Oriculi (nettoyeur oreilles) 10  
      Savon multifonction 140  
      Crème solaire 100 x
      Anti moustique 100 x
      Spray douleurs musculaires 30  
      Baume du tigre 50  
      Cup 14  
      Lime à ongles 6  
      Mascara 20  
      Sac congel 10  
      Baume à lèvre maison 20  
      Eponge konjac 5  
      Sac en tissu pour trousse de toilette, linge sale, balade à la journée
    30  
    Accessoires Echarpe 100 x
      Lunettes de soleil + étui 47  
      Gourde
    83  
      K Way 134  
      Couteau 30  
      Briquet 13  
      Kit timbale couverts 225 x
      Serviette microfibre 123  
      Frontale 85 x
      Tongs 283  
      Réchaud canette 10 x
      Cadenas 100 x
    Vêtements Culottes 50  
      Short 170  
      T shirt 100  
      Pull 157  
      Polaire 330 x
      Chaussettes 100  
    Affaires de sport Legging 100  
      Débardeur synthétique 100  
      Brassière 82  
    Plage Maillot 140  
    Camping Tente 1370  
      Sac de couchage 615  
      Matelas autogonflant 480 x
      Couverture de survie 50  
      Housse étanche pour sac à dos 40 x
    Papiers Passeport + pochette + photocopies papiers 260  
      Stylo 10  
    Sac Sac 640 x
    Médicaments Quelques médicaments 50  
      Vitamine B12 102

    Non comptés : pantalon, baskets, montre que j’aurai sur moi.

    Cette liste risque d’évoluer un peu, je viendrai régulièrement donner des nouvelles de ma future maison !

    J’ai eu une aide précieuse de cet article du site tourdumondiste.com même s’il est beaucoup plus minimaliste que moi, et de celui-ci de la voyageuse sportive Caro Hardy !

    Préparer son tour du monde : itinéraire, budget, billets d’avion …

    La ora na ! (Bonjour en Polynésie)
    Non je ne vous ai pas oubliés, j’ai juste été prise dans un tourbillon d’évènements, comprenant notamment des étapes de préparation du tour du monde, ce qui a plus ou moins causé ce retard impardonnable ! Pour me rattraper, je vous présente cet article très dense sur la préparation de mon tour du monde dans le détail.
    Il exclut la partie « achat de matériel » car je souhaite voyager avec 9 kg sur le dos maximum et ai beaucoup de choses à dire sur le sujet : c’est ici que ça se passe !
    Installez-vous confortablement, et c’est parti, je vous emmène !

    Etape 1 : choix de l’itinéraire ou du budget.

    (Pour moi : plus d’un an avant le départ)

    DSC_0262

    Comme point de départ au voyage, vous avez globalement deux possibilités :
    – vous voulez faire le tour du monde / un grand voyage mais sans préférence de destination par contre vous avez une contrainte sur le budget
    – ou alors, vous avez de grandes préférences sur l’itinéraire, quitte à avoir un budget important (ou vous venez de gagner au loto).

    Pour le premier cas, si vous avez une contrainte sur le budget, il convient de choisir des pays en fonction du coût de la vie sur place. Une semaine aux USA ou en Thaïlande n’aura pas le même impact sur votre compte bancaire. Je vous en parle dans l’étape 2 !

    Je me trouve dans le deuxième cas car j’avais beaucoup de souhaits à intégrer à mon voyage :
    – faire le festival Burning Man aux Etats-Unis
    – faire un road trip aux Etats-Unis et/ou au Canada
    – Aller en Polynésie et sur l’île de Pâques
    – faire le tour complet
    – aller sur les cinq continents (pas en Antarctique hein!)
    – et quelques autres, je vous livrerai la liste complète dans un prochain article !

    Ce qui m’a menée à définir un itinéraire précis, quitte à atteindre un budget conséquent et à attendre plusieurs années avant de pouvoir faire le tour du monde. Ce qui m’amène à l’étape 2 : déterminer quelle somme réunir !

    Etape 2 : calculer le budget prévisionnel

    (Pour moi : plus d’un an avant le départ)

    dscf3234

    J’avais calculé un premier budget tout au début de ma préparation du tour du monde (j’ai choisi l’itinéraire en 2011 !)

    J’y avais inclus :

    •   les billets d’avion sur la base d’une estimation :
      Après m’être baladée sur de nombreux sites d’agences de voyage spécialisées « tour du monde », j’ai estimé 5500€ pour le total de mes billets d’avion.
    •  le coût d’un jour dans chaque pays :
      J’avais compté le nombre de jours passés dans chaque pays que j’ai multiplié par le coût moyen d’un jour : 50 € (USA, Canada, Polynésie, Chili, Nouvelle Calédonie, Tanzanie, ..) ou 25 € (Indonésie, Thaïlande, ..). J’avais trouvé ces chiffres dans le tableau de préparation fourni par le site Connaisseurs du voyage, qui me convenaient car je comptais loger au maximum en camping/couchsurfing.
      J’ai donc estimé 6000€ au total à l’époque.
    • et une marge de 1000 €
      pour les coûts annexes (assurance, frais bancaires, activités spéciales). Je ne comptais pas le Burning Man car à l’époque je le voyais comme un rêve inaccessible !

    On aboutit donc à 12 500 € que je me suis ensuite appliquée à réunir entre 2011 et 2017 !

    Etape 3 : acheter les billets d’avion (ou pas !)

    (Pour moi : 8 mois avant le départ)

    DSC_0598

    Il y a plusieurs options selon vos souhaits de voyage :
    – acheter des vols secs un par un, en avance ou au fur et à mesure du voyage
    – avoir recours à une agence spécialisée pour acheter d’un coup tous les billets d’avion
    – utiliser un « billet pass tour du monde » (proposé par les alliances OneWorld et Star Alliance, peu coûteux mais avec des contraintes sur l’itinéraire)
    Il faut savoir que certaines agences proposent des billets « Tour du monde » sous la forme d’un forfait où les destinations sont déjà définies, cela peut être pratique pour limiter le budget. C’est le cas par exemple de Connaisseurs du voyage.
    De mon côté, j’ai opté pour la 2e solution parce que c’était plus simple à gérer et cela pouvait notamment comporter la possibilité de décaler gratuitement mes vols, ce qui me semblait primordial pour mon voyage. Du point de vue du coût, j’aboutis à 8 centimes le km sur mon itinéraire, ce qui est similaire voire inférieur au prix des mêmes vols secs seuls, et inférieur au prix « pass tour du monde » des alliances OneWorld et Star Alliance pour l’itinéraire que j’avais choisi.

    J’ai fait des demandes de devis sur les sites de 3 agences ; je leur ai précisé mon itinéraire ainsi que mon souhait de pouvoir décaler gratuitement mes vols (souvent le cas sur les billets tour du monde).
    Voici mon retour d’expérience :

    •  Zip World : réponse une semaine après la demande, budget total : 4400 €, possibilité de décaler gratuitement tous les vols sauf un
    •  Connaisseurs du Voyage : réponse 10 jours après la demande, budget total : 5400 €, possibilité de décaler gratuitement tous les vols sauf un
    • Travel Nation : il y a visiblement eu un loupé car ma demande a été traitée beaucoup plus tard que les deux précédents.

    Verdict : j’ai choisi Zip World et j’en suis très contente, j’y ai également eu recours pour souscrire à une assurance (même interface que pour les vols) et aux visas électroniques (ils nous filent un coup de main !). Le site fonctionne un peu comme une conversation par SMS : pour faire une modification (sur les vols ou autre) vous pouvez leur envoyer un message et vous êtes alerté dès qu’ils ont répondu.

    Etape 4 : La paperasse !

    (Pour moi : 4/5 mois avant le départ)

    dscf1091.jpg

    Une fois les billets choisis, place aux réjouissances que sont :

    •  renouveller le passeport si besoin
      (c’était mon cas, l’ancien était trop rempli !)
    • obtenir les visas nécessaires :
      dans mon cas, deux visas s’obtiennent directement à l’aéroport (Indonésie, Tanzanie), deux visas électroniques sont à faire par internet (USA/Australie), les autres pays ne demandent pas de visa !
    •  faire les vaccins/traitements (paludisme ..) nécessaires :
      c’est en cours de mon côté sachant que j’ai de nombreux vaccins à mon actif !
      Minute végane : penser à prendre sa supplémentation en B12 😉
    • souscrire à une assurance voyage :
      de mon côté, ayant payé mon voyage avec une Visa Premier, j’ai trois mois d’assurance incluse ; pour la suite j’ai souscrit à Globe Partner d’ACS après avoir consulté le comparatif du site tourdumondiste.com (une vraie mine d’or !)
    • souscrire à un compte en banque supplémentaire si besoin : je vous en causerai dans un futur article, car je ne suis pas encore fixée à ce sujet !
    • demander son permis de conduire international si besoin
    • scanner ses papiers d’identité / billets d’avion et les stocker en ligne
    • faire les formalités liés à son départ de France : trouver que faire de son logement, demander un congé ou quitter son job, réexpédier son courrier, résilier les différents contrats (téléphone, électricité, transports…)
    • et enfin, informer ma banque de chaque pays que je visite un mois à l’avance pour qu’ils ne me bloquent pas ma carte.

    Pour ce qui est du travail, voici les différentes possibilités :

    • demander un congé sabbatique :
      c’est possible si vous avez 3 ans d’ancienneté dans l’entreprise, 6 ans d’ancienneté totale, que vous n’avez pas bénéficié de congé sabbatique/de formation/ de création d’entreprise les 6 années précédentes. Si vous ne remplissez pas les conditions, l’entreprise peut éventuellement vous l’accorder quand même, mais ce n’est pas garanti. Si vous les remplissez, dans une grande entreprise (>200 salariés), le congé sabbatique ne peut pas vous être refusé. Il peut être reporté en revanche (plus d’info sur cette page)
    • demander un congé sans solde :
      beaucoup moins cadré par la loi, il peut être refusé par l’employeur. (Ce qui a été mon cas !)
    • démissionner : c’est donc ce que j’ai fait ! A noter qu’il est largement préférable de négocier une rupture conventionnelle, plus avantageuse pour vous financièrement car vous bénéficiez d’une allocation de l’employeur.

    Etape 5 : réserver des logements, activités, transports …

    (Pour moi : 3/4 mois avant le départ)

    Kenya (148)
    Une fois tout cela fait, on peut souffler un grand coup ! Et regarder la question du logement et du transport.
    Mon but est de voyager le moins cher possible. Et bien sûr, selon les destinations, cela implique d’être un minimum prévoyant. Le last minute ne marche pas avec les hôtels/auberges et les transports, c’est plutôt le contraire ! Les auberges/bus bon marché sont en général réservés à l’avance et cela implique qu’ils risquent d’être pleins si vous vous y prenez trop tard. Idem pour la location de voitures aux Etats-Unis ou au Canada.
    Pour les transports :

    Cela se traduit pour moi par la réservation d’un vol low cost Kuala Lumpur/Chiang Mai, ainsi que l’achat du Pass Air Tahiti pour visiter la Polynésie. Le reste viendra plus tard !
    Pour les logements :

    Ici en revanche je suis très prévoyante ! Je compte privilégier :

    •  les couchsurfings : ce type d’hébergement bien connu des baroudeurs se fait gratuitement et chez l’habitant. En contrepartie, il faut respecter un minimum son hôte et éviter de le considérer comme un hôtel : petit cadeau, cuisiner un bon repas chez lui (mon option préférée quand on voyage léger !), faire une balade avec lui … au minimum passer du temps avec lui s’il vous semble intéressé et disponible !
    •  les campings : est-il besoin de préciser pourquoi ? Pas cher, dans la nature, libre, … 🙂
    • les auberges de jeunesse : notamment en Asie, très peu chères et permettent de rencontrer d’autres backpackers ! Dans les pays type USA/Canada, les tarifs piquent un peu.
    • les logements payants chez l’habitant type Airbnb : aussi sympa que Couchsurfing, mais plus fiable généralement. Payant, mais souvent un bien meilleur plan que l’hôtel voire l’auberge (dans les grandes villes des USA ou au Japon par exemple).

    Il faut toutefois faire attention ! Couchsurfing étant gratuit, je me suis déjà fait lâcher le jour même … et là bonjour la nuit en auberge en dernière minute. Du coup ma solution est de réserver des logements à annulation gratuite sur le site Booking.com et de les annuler dès que je suis sûre de mon couchsurfing. Pas terrible comme solution c’est vrai, mais je préfère ça à dormir dehors !

    Et enfin, au sujet des activités, je vous en parlerai au long de ma préparation, la seule chose que je fais pour l’instant est de passer mon PADI !

    Etape 6 : acheter le matériel

    (Pour moi : 3 mois avant)
    On se retrouve sur cet article pour savoir quel matériel j’ai choisi afin de faire mon tour du monde avec moins de 9 kg sur le dos !

     

    Alors, qui plaque tout et me rejoint ?

    Mon projet de tour du monde durable et végane

    Bonjour à tous,

    il me semble normal de commencer mon blog par une présentation de mon projet que j’ai pompeusement intitulé Grass For Pillow et dont le sous-titre pourrait être : Faire le tour du monde en étant végane et survivre 🙂

    Je vais donc faire le tour du monde en 5 mois à partir de juillet 2017, car c’est mon rêve depuis une dizaine d’années. Petit projet embryonnaire au début, il a grandi, grandi dans ma tête pendant mes études secondaires et mes débuts en tant qu’ingénieur dans une grande entreprise. Et enfin, il est prêt à voler de ses propres ailes ! Entre temps, j’ai eu le temps de devenir végane, et de réaliser que j’avais envie de faire plus que voyager pour mon plaisir, que je voulais partager mon expérience, et être utile. J’ai donc eu l’idée de documenter mon tour du monde pour faire connaître un peu le véganisme et montrer qu’être végane en voyage, c’est possible !

    DSCF2552.JPGAu Japon : petit plat, grande fierté d’avoir réussi à commander vegan 😉

    Depuis que je suis végane (bientôt deux ans), j’ai eu l’occasion de voyager un peu en Europe et en Asie et j’ai constaté que selon le pays, cela pouvait être compliqué de se nourrir, mais jamais impossible. Chaque pays est à découvrir et à apprivoiser. Avant d’aller plus loin, voici quelques exemples de survie végane en milieu étranger :

    – en Finlande : j’y ai passé deux semaines pour le travail, et comment dire … on est accueilli à l’aéroport par un panneau « venez déguster du burger de renne! ». Finalement, miracle : les supermarchés proposaient des produits véganes ! comme de la mozzarella végétale ou des yaourts de soja. Sans compter le fait que les Finnois parlent systématiquement anglais, j’ai fini par m’en sortir !

    – au Japon : aaaah, les onigiri … assortis d’une vingtaine de minutes à essayer de détecter quelle boulette parmi le rayon de 20 sortes de boulettes de riz ne contenait que du riz. Là par contre, pas de traduction possible, il fallait avoir recours à la chance ! En anecdote un peu moins drôle, je n’ai pas mangé de ramen du voyage … et oui, ils contiennent systématiquement du porc là-bas, et je n’ai pas eu l’occasion ou le courage de demander une version végétarienne. Mais j’ai quand même énormément apprécié la nourriture japonaise (ah, le riz, les udon et les tempura de légumes!!)

    – en Chine : j’y ai passé plusieurs mois pour le boulot et grâce aux marchés et super marchés locaux, ce furent deux mois à me nourrir de fruits, légumes, riz et tofu. Sans oublier de solides petits dej à base de lait de soja et de flocons d’avoine et baies de goji, dont les Chinois sont très friands. Et parmi mes meilleurs souvenirs culinaires : le tonyu, lait de soja chaud absolument à tomber, et les dim sum aux légumes !

    dscf1176Dim sum, nouilles aux légumes, bon thé, à Hong Kong

    Revenons à nos moutons (heureux et libres 🙂 ): Je compte tenir ce blog pour vous raconter ma préparation du tour du monde ainsi que le tour du monde proprement dit : comment voyager en étant végane ? comment se nourrir dans un pays dont on ne parle pas la langue ? quelles spécialités du coin sont véganes ou véganisables ? J’espère vous apporter mon expérience, des astuces et de belles histoires et photos.
    Pour la petite anecdote c’est l’article d’Antigone XXI « Une semaine végane à Montréal » qui m’a poussée à communiquer sur mon futur tour du monde végane. En attendant que l’on ait « Le guide vert végane » – tiens c’est une idée ça, j’essaierai de documenter au maximum mes destinations pour pouvoir être utile aux voyageurs de passage soucieux des droits des animaux.

    En parlant de programme, le voici :

    – Juillet-Août : Canada et nord des USA
    – Septembre : Île de Pâques, Polynésie et Nouvelle-Calédonie
    – Octobre : Indonésie, Malaisie, Thaïlande
    – Novembre : Tanzanie

    J’ai choisi ces destinations pour plusieurs raisons, certaines parce qu’elles me rappellent des voyages inoubliables – les USA !, d’autres que j’ai toujours rêvé de voir – le Canada, l’Indonésie …, d’autres parce que je pense que je n’aurai plus l’occasion de les voir en dehors du tour du monde (îles du Pacifique).

    Je prévois une durée de 5 mois pour des raisons financières. J’ai déjà réuni, depuis plusieurs années, mes économies pour me payer les billets d’avion et le coût de la vie dans ces pays.

    Au sujet de l’avancement de mon projet, voici une page dédiée qui permettra de faire le point régulièrement !

    A part réaliser ce rêve fou, ce projet me permettra également de me lancer dans le blogging végane friendly et de montrer qu’être végane même au bout du monde, c’est possible, et même génial !

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    Votre humble serviteure prête à se passer de kale pendant 6 mois pour la bonne cause.

    Qu’en dites-vous ?

    Que vous évoquent ces destinations ?

    Qui se lance pour le projet du Guide Vert Végane ?

    Bien à vous 🙂

    Fox