Carnets 21 – Dernier mois en Asie et ascension du Kilimandjaro

Après la Birmanie, je passe une semaine idyllique à Krabi au sud de la Thaïlande, dans les bungalows Dawn of Happiness que je recommande mille fois, un vrai coin de paradis. Railey Beach, Ao Nang … je garderai un souvenir merveilleux de mes derniers jours dans le pays.

Plage de Dawn of Happiness et Railey Beach

J’enchaîne ensuite avec deux semaines à Vientiane au Laos, avec mon ami Deenu rencontré lors de mon stage dans cette ville en 2012. Fêter Noël et Nouvel An, profiter de l’incroyable diversité des restaurants de la capitale, avoir de grandes conversations et donner un coup de main dans le bar de Deenu y compris un petit concert pour mon dernier soir seront au programme pour ces deux semaines.

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Concert du dernier soir, vous noterez qu’on n’a pas perdu les habitudes niveau moyens du bord

Pas très aventurier tout ça, si ce n’est notre Nouvel An que nous décidons d’aller fêter à Vang Vieng, village en bord de rivière à quelques heures de Vientiane réputé pour ses beaux paysages et ses centaines de backpackers … mais en moto ! C’est donc parti sur la TVS Apache de Deenu pour quatre heures de route de montagne, entre villages, forêts et nids-de-poule impressionnants pour pimenter le trajet, génial !

Sur place, toutefois, je serai plutôt déçue : j’avais gardé un très bon souvenir du village en bord de rivière, surplombé de collines, touristique mais tout petit. Aujourd’hui le tourisme coréen y a explosé et il est impossible de déjeuner en bord de rivière sans entendre toutes les deux minutes les bateaux à moteur pétaradants transportant des touristes, sans oublier les innombrables hôtels qui ont poussé tout autour du village qui n’en est plus un.

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Vang Vieng

Cela ne nous empêche pas de passer une super soirée de Nouvel An au Sakura Bar avant de rentrer le lendemain.

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Plutôt sympa pour dire au revoir à 2017

Mon périple Bali – Jakarta était long et mémorable, mais je n’avais encore rien vu : mon voyage du Laos à Moshi en Tanzanie, au pied du Kilimandjaro, sera particulièrement long également. On peut considérer qu’il débute à 14h, heure de mon vol Vientiane-Bangkok, où j’ai un vol à une heure du matin le soir même, mais j’avais prévu large car je dois changer d’aéroport et faire mes dernières courses avant l’ascension du Kili. Tout se passe bien, je me retrouve donc à minuit dans mon vol pour Dar Es Salam via le Qatar, l’avion avance sur la piste, puis le pilote nous dit qu’il y a un souci et se range dans une zone de l’aéroport pour réparation. Je m’endors vu l’heure tardive, me réveille lors qu’un repas est servi pour constater que nous n’avons pas bougé, et redors quelques heures : toujours à l’aéroport ! Nous avons réussi l’exploit de passer une nuit dans un avion à l’arrêt.

Les étapes suivantes sont sortir de l’avion, attendre nos bagages pour rien pendant 2 heures, faire 1h30 de bus pour un hôtel où nous arrivons vers midi soit 11h après le supposé décollage de l’avion, je suis épuisée. Cela va mieux après une sieste et un bain et nous apprenons que nous décollons à minuit le soir même, l’avion aura une petite heure de retard bonus, mais nous finirons par arriver à Doha au Qatar puis à Dar es Salam, où j’arrive 24 heures après le vol que je devais prendre pour Kilimandjaro Airport, et dois racheter un ticket. Ce dernier vol aura 3h de retard qui auront raison de ma patience et feront que je serai vers minuit à Moshi après un périple de 63 heures sans dormir dans un lit : mon record indonésien est pulvérisé !

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Et ce tampon-là, vous l’avez ? (Canceled : vol annulé)

Néanmoins, ces émotions sont vite oubliées, car je suis à Moshi pour escalader le Kilimandjaro avec deux amis, JB et Julien. Le premier débarque une heure après moi mais se retrouve face à un zombie à moitié endormi, il faudra attendre le lendemain pour de vraies retrouvailles. Il m’apporte également tout l’équipement nécessaire pour l’ascension car il va faire un poil plus froid que l’été ininterrompu que je vis depuis mai.

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Le matériel nécessaire pour l’ascension

Nous retrouvons Julien au petit dej, il est accompagné de Jeff, un Indien de 18 ans qui a décidé d’escalader le Kili quelques jours auparavant. Pour commencer notre séjour tanzanien, on opte pour une visite « d’une plantation de café et d’une cascade » d’après l’hôtel. C’est en fait bien mieux : nous arrivons après une demi-heure de « route » à un village Chagga, l’une des trois principales tribus tanzaniennes avec les célèbres Masaï et les Sukuma, les plus nombreux. Un guide nous présente le village, les plantes utilisées par la tribu, les traditions locales … on aime particulièrement la racine à mettre avec son argent pour qu’il ne disparaisse pas trop vite ! La cascade est également plutôt impressionnante, mais je suis plus touchée par la densité de la forêt et les innombrables arbres fruitiers.

Visite d’un village Chagga près de Marangu

Encore une bonne surprise : nous n’allons pas visiter une plantation de café, mais faire nous-mêmes notre propre tasse, du tri des grains au breuvage ! Ecaillage, tri, torréfaction sur le feu, broyage sur l’air de Jambo Bwana font partie du processus. Les grains de café verts n’ont pas d’odeur, en revanche quand ils sont grillés ils prennent leur caractéristique robe noire et un parfum absolument divin ! La boisson est plutôt surprenante au départ mais nous nous habituons vite à son goût à la fois riche et léger.

« Maheshamaref ! » (Tchin, plus précisément « aie une longue vie ! »)

Un briefing sur notre trek qui commence le lendemain conclut cette première journée africaine. Le 13 janvier, nous partons pour la montagne. Nous prenons la voie Machame, réputée pour être l’une des plus belles. L’ascension dure 4 jours et la descente deux, la difficulté n’est pas la randonnée (c’est globalement peu escarpé) mais l’altitude : avec la pression de l’air réduite, on peut ressentir un « mal de l’altitude » (nausées, migraines) qui peut avoir des conséquences graves. Ce point ne nous rassure pas vraiment, car les symptômes peuvent commencer à 3000 m comme ne jamais se déclencher.

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C’est parti !

A la Machame Gate, où nous commençons la marche à 1800m d’altitude, nous faisons connaissance avec notre groupe : deux Grecs professeurs d’université en Arabie Saoudite, et un père et son fils néozélandais vivant en France âgés de respectivement 67 et 19 ans, incroyable ! sans oublier le fameux Jeff. Nous avons hâte de commencer mais notre équipe doit d’abord se préparer : en effet, nous serons accompagnés d’une vingtaine de personnes cette semaine : le guide Bariki et ses assistants (pour redescendre quelqu’un en cas de problème), le cuisinier, et assez de porteurs pour déplacer les tentes, provisions, chaises, sacs … une sacrée organisation ! Nous marchons toutefois seuls avec le guide car les porteurs sont beaucoup plus rapides que nous (avec des baskets et une quinzaine de kilos sur le dos, voire sur la tête, une belle leçon d’humilité. Il y a même des porteuses !)

Tristement, mon souvenir de ce moment sera surtout les réflexions envers les femmes par la demoiselle qui nous enregistre : « tu es la seule fille du groupe, tu dois finir ! ils te porteront si tu n’arrives pas jusqu’en haut !  » / « tu es mieux avec juste des hommes, les femmes sont des pétasses » / « c’est pour qui le repas végétarien ? ah la fille évidemment ». Malaise de mon côté, mais qui ne ternit ma motivation à grimper la montagne dans cette équipe entièrement masculine, au contraire ! C’est parti pour l’escalade !

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Jour 1 : entre Machame Gate et Machame Camp

Le premier jour, nous marchons essentiellement dans de la forêt tropicale, et la deuxième moitié de l’après-midi se fait sous la pluie, on n’aura pas ramené nos ponchos pour rien ! Les craintes que j’avais sur l’altitude, mon niveau de randonnée après 6 mois peu actifs … fondent comme neige au soleil (c’est le cas de le dire) dès que je fais quelques pas sur le sentier. Mettre un pied devant l’autre dans un cadre aussi joli me fait oublier tout le reste. Je me sens bien, heureuse. La pluie ne diminue pas cette sensation, au contraire. Nous arrivons en fin d’après-midi à notre premier camp, Machame Camp (promis, après ça change de nom !).

Il est au milieu des arbres, mais nous constatons quand même qu’il y a de nombreux autres groupes disséminés dans la forêt, cela nous fera de la compagnie ! Nous prenons notre premier dîner ensemble dans la tente « cantine » d’abord du pop corn et du thé pour patienter jusqu’au repas, puis le dîner en lui-même. Il comportera toujours de la soupe en entrée, ce qui fait vraiment du bien, et j’aurai à chaque repas ma casserole attitrée avec un plat végétarien comme un mélange de légumes, un curry, des haricots, un ragoût de pommes de terre … accompagnés de féculents variés. J’ai un très bon souvenir de la nourriture de cette semaine ! Je récolte également ce soir-là mon nouveau surnom : « dada » qui veut dire « soeur » en swahili, les Tanzaniens s’appellent ainsi entre eux, mais étant la seule fille du groupe de 25 personnes, ce mot prend une signification particulière pour moi !

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Apéro à la Kili : popcorn et thé bien chaud !

On papote un peu avec le groupe, on se raconte quelques histoires, avant de se dire bonne nuit, ou « Lala Salama » en swahili après le briefing du lendemain. J’ai un peu froid en sortant de la tente mais me fais violence pour rester dehors et observer les étoiles, car le ciel est fantastique, si beau que l’on ne sait pas où poser les yeux. Pour donner une teinte rigolote à ce moment déjà mémorable, j’entends les commentaires de mes deux amis qui découvrent comment sont les toilettes sur le Kili (une fosse plutôt répugnante, cela donne une conversation bien drôle, même si je sais que je vais y passer après !) sur fond de ciel étoilé : je m’en souviendrai ! J’ai la chance d’avoir une tente à moi toute seule, et m’endors comme un bébé une fois emmitouflée dans mon sac de couchage.

Après un petit dej bien complet (toasts, porridge, fruits …) et un premier aperçu du Kili qui émerge des arbres, nous partons pour notre deuxième journée : la forêt tropicale fait place à une forêt éparse et sèche et l’on peut déjà avoir des points de vue sur les flancs de la montagne. Cela grimpe bien, on aperçoit des « corbeaux au cou blanc » et un aigle, ainsi que de petites fleurs rouges qui n’existent que sur le Kilimandjaro. Vers la fin de la matinée, nous dépassons la forêt et nous retrouvons dans un paysage rocheux de montagne, avec quelques rivières à enjamber.

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Jour 2 : entre Machame Camp et Shira Camp

La marche est un peu plus technique, il y a quelques rochers à escalader, mais cela reste facile. Nous arrivons pour le déjeuner au Shira Camp, situé à 3800 m d’altitude (ce nombre avait une signification pour moi car c’était l’altitude la plus haute à laquelle j’étais allée sans problème, à la station suisse de Zermatt, on se rassure comme on peut !) Je fais une petite sieste dans ma tente avant que nous ne partions nous balader un peu. Si au déjeuner le temps était couvert, la vue de l’après-midi est splendide, qu’il s’agisse des flancs de la montagne encore nuageux en contrebas ou du fantastique Kilimandjaro tout enneigé qui nous toise de toute sa hauteur dans un paysage désertique.

Le Shira Camp : le Kili en haut et ses flancs en contrebas

Notre guide Bariki nous raconte que la première fois qu’il a grimpé le sommet, il avait 15 ans et a eu si froid qu’il est redescendu en courant jusqu’en bas. Nous faisons le plein de photos avant de revenir au camp, non sans faire un peu de yoga parce qu’on a bien marché (bon ok, c’était surtout pour rigoler).

Je dors aussi profondément cette nuit que la précédente. Le lendemain, le programme est de monter à 4600m au camp « Lava Tower«  (tour de lave) pour acclimater notre organisme à l’altitude, puis de redescendre à 3800 m au camp Baranco pour dormir. L’ascension se fait dans un paysage rocailleux et presque désert, nous apercevons nos premières neiges, notamment au niveau de la Lava Tower où tout est enneigé et où nous déjeunons en compagnie de corbeaux et de chipmunks.

Jour 3 : Chemin entre le Shira Camp et la Lava Tower / La Lava Tower

Puis nous redescendons, et la première partie de cette descente est vraiment pénible, car nous longeons une rivière et devons tenir en équilibre sur des rochers peu stables presque tout le long. Un petit souffle de nostalgie lorsque j’entends un groupe de québécois commenter la descente avec quelques « tabarnak !« . Nous sommes récompensés par un paysage somptueux une fois en bas avec vue sur la Lava Tower.

Il nous faut encore descendre une heure ou deux jusqu’au prochain camp et c’est plutôt difficile, car il pleut, et le chemin est constitué en grande partie de rochers, il faut vraiment se concentrer pour éviter de tomber. J’aperçois pour la première fois des sortes de palmiers que je pense être typiques du Kilimandjaro vu l’altitude à laquelle nous sommes. Au bout de ce qui me semble une éternité, alors que les deux jours de montée sont passés vite, nous arrivons au Baranco Camp, à 3800 m de hauteur, tout trempés, et filons nous réfugier à la tente. Des porteurs nous apportent du thé et la traditionnelle bassine d’eau chaude pour se laver à laquelle nous avons droit matin et soir. Je lis un peu (entre soirées sous la tente et les pauses de l’après-midi, je dévorerai assez rapidement le pavé de Zola que je m’étais réservé pour cette semaine) puis c’est l’heure du dîner, et d’une nuit plutôt calme, mais qui me vaudra la décision d’arrêter de boire à partir de la fin d’après-midi parce que se lever en pleine nuit pour aller aux toilettes à 3800 m, c’est vraiment difficile !

Les palmiers / le camp Baranco, et son fameux mur sur la droite

Le lendemain est une journée plutôt sportive : nous allons grimper un « mur« , le Baranco Wall, qui surplombe le camp, puis nous redescendrons dans une vallée avant de monter à notre dernier camp, le camp Barafu. L’escalade du mur se fait sans problèmes, au contraire, je trouve cela plutôt amusant, on voit également l’aisance des porteurs.

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Jour 4 : A l’assaut du mur, entre Baranco Camp et Barafu Camp

En haut, on fait quelques photos, et on est épatés par l’énergie de certains porteurs qui se mettent à sauter partout et chanter, leur bonne humeur est contagieuse ! Puis c’est parti pour la descente, nous passons par un paysage qui a tout du film post-apocalyptique, avant de descendre dans la vallée.

En haut du mur / le paysage pendant la descente

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Une fois en bas, on assiste à une belle démonstration de stupidité : le paysage est magnifique, arboré, une rivière coule, toute fraîche des glaciers … et certaines personnes à côté de nous vont uriner dans la rivière. Normal, non ? Je fulmine, il y a 300 rochers tout autour de nous, pourquoi aller se soulager dans l’eau potable ? En plus ce sont des Français. Bref, passons, et on poursuit l’ascension jusqu’au camp où nous déjeunons et alors que nous avions un temps d’hiver et 4 couches de vêtements une heure auparavant, le soleil pointe le bout de son nez et je me retrouve dehors en tee shirt à savourer mon ragoût de pommes de terre et légumes. C’est donc vrai que l’on parcourt les quatre saisons en escaladant le toit de l’Afrique !

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A la soupe

Nous repartons pour le camp Barafu sur des airs de chansons Disney (à cette altitude je n’ai pas mieux niveau inspiration). La fin tarde à arriver surtout que nous avançons sur des rochers brisés et que je crains pour mes chaussures. Nous finissons par découvrir le dernier camp, entièrement bâti sur des rocs, avec une vue sur un flanc de montagne monumental en face de nous. J’appréhendais ce dernier camp car c’est le plus haut et j’avais peur du froid et des effets de l’altitude, sans compter que nous nous lèverons à minuit ce soir pour l’ascension finale. Et bien c’est tout le contraire : il fait beau, je peux donc me laver dans la tente chauffée par le soleil, je n’ai pas d’effets de l’altitude, et miracle, je capte un peu de réseau et reçois des encouragements de mes proches, qui me dopent le moral déjà au beau fixe !

 

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Le camp Barafu, 4600m

Le dîner est assez tôt pour nous permettre de dormir un peu, et Jonathan, le jeune néozélandais, nous propose un peu de Kilimandjaro beer : ce sera une des meilleures bières de ma vie ! Nous choisissons de nous lever à une heure du matin pour partir à deux heures. La dernière montée au sommet se fait en un seul coup pour éviter les effets de l’altitude, et de nuit car le temps est mauvais l’après-midi. Nous allons donc monter pendant 7h, de nuit, pour arriver au sommet, après une nuit où je réussis à dormir malgré quelques ennuis, et un réveil où il faut enfiler environ 4 couches de vêtements. C’est donc vêtue d’un tee shirt, d’un pull, de deux polaires, d’une veste de ski, de collants, d’un legging, d’un pantalon de ski, de trois paires de chaussettes et deux paires de gants que je me lance à l’assaut de mon premier sommet, éclairée par ma frontale. Au début, il ne fait pas trop froid, les guides nous ont prévenus que le froid était plutôt pour les deux heures avant le lever du soleil. Je me sens bien. On ne voit pas la montagne, il fait nuit noire, mais on voit les lampes de toutes les personnes devant nous, nous faire comme un chemin éclairé, c’est plutôt motivant. Lorsque le froid et le vent se font sentir, c’est un peu plus difficile, et j’avais prévu de la musique au cas où pour me donner du courage, mais je n’en ai pas envie (il faut dire que cela m’obligerait à enlever mes 2 paires de gants quelques secondes) et poursuis mon chemin, en file indienne avec mon groupe.

Le ciel commence à s’éclaircir tout doucement et teinter de gris le paysage. Puis, petit à petit, des lueurs blanches, puis jaunes, puis orangées apparaissent. Le soleil ! Nous commençons à mieux voir autour de nous : c’est tout enneigé ! Et un beau pic nous sépare du jour naissant. Ce lever de soleil restera dans ma mémoire comme l’un des plus beaux que j’aurai vus.

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Jour 5 : Bientôt au sommet !

Mais il est temps de poursuivre notre montée, car nous ne sommes pas encore arrivés ! La première étape est d’arriver à Stellar Point, où nous arrivons tant bien que mal après environ deux heures de marche après le lever de soleil, je commence à ressentir une forte fatigue, mais suis ravie d’être arrivée jusqu’ici, d’autant plus que la vue à l’intérieur du cratère qu’est le Kili est saisissante !

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Stellar Point – vue à l’intérieur du cratère

Ensuite, la dernière étape est de longer le cratère de Stellar Point à Uhuru Peak qui est le point culminant du Kilimandjaro, on se met rapidement en route. Je n’ai plus d’énergie et avance à pas d’escargot, épuisée. Cette dernière montée aura raison de ma forme physique : je réalise que la fatigue m’a empêchée de constater que je fais une hypoglycémie et suis sur le point de m’évanouir. J’alerte juste à temps le guide qui m’accompagne, « Mister Coleman« , et m’assois et mange quelques noix. J’attends un peu de reprendre des forces puis me remets tranquillement en route, et vois que JB, qui est devant moi, a écrit nos noms dans la neige : ça y est, ça va mieux ! J’arrive enfin au sommet où m’attendent JB et les néozélandais. Julien arrive juste après moi : on a réussi ! On mange et se repose, avant d’attaquer la séance photo au sommet, qui sera mémorable !

En chemin vers Uhuru Peak

Le Kilimandjaro culmine à 5895 mètres, ce qui en fait le toit de l’Afrique et la plus haute montagne isolée du monde. J’ai lu environ 200 articles sur les effets de l’altitude et de la basse pression de l’air sur l’organisme, qui causent une faiblesse générale, sans compter le froid au sommet. Et bien, dans notre cas … rien du tout ! nous passerons une bonne heure au sommet, au soleil, à papoter, faire des photos, danser de joie, contempler le paysage, notamment une vue sur le mont Meru, et sur un gigantesque glacier qui ressemble fortement au Mur de Game of Thrones. On a escaladé le Kili !

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Vient ensuite le temps de la descente. On croise Jeff, qui n’aura pas marché avec nous cette semaine, car il a plus de difficultés, mais il ira quand même jusqu’à Stellar Point, on admire sa détermination ! Puis il faut descendre quelques heures dans une couche de cailloux et de poussière sans aucune stabilité, je galère, manque plusieurs fois de me tordre la cheville, et ai mal partout à la fin car je force sur mes pieds et mes orteils sont écrasés à l’avant de ma chaussure. Nous descendons à notre rythme avec Julien et l’un des assistants guides, mais j’arrive au camp Barafu complètement vidée. Je m’en fiche, j’ai escaladé une montagne !

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Après une sieste et le déjeuner, nous partons pour le dernier camp, où je suis très soulagée de constater que la descente est bien moins difficile que les précédentes, et où nous pouvons admirer le toit de l’Afrique une dernière fois.

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Le dernier jour sera une descente dans les paysages des deux premiers jours puis un retour à l’hôtel. Le soir, c’est dîner d’adieu : les guides sont présents pour nous remettre un tee-shirt Kilimandjaro et un diplôme attestant notre ascension. Je tiens à faire une photo avec Bariki, qui nous a guidés toute la semaine avec bonne humeur, et « Mister Coleman« , qui m’a emmenée au sommet tant bien que mal. Sur mon diplôme, j’ai tenu à ce que Bariki rajoute après mon nom « Dada », un surnom banal en Tanzanie, mais pas pour moi : Dada est cette personne qui a grimpé sept heures dans la nuit et le froid, avec 4 couches de vêtements, un paquet de problèmes digestifs, une hypoglycémie et 4 heures de sommeil, pour escalader une montagne, et aujourd’hui j’ai peine à croire que c’était moi.

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Jour 6 : On l’a fait !

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Comment choisir une tente légère, confortable et pas trop chère!

Bom dia !
Un sujet très pointu, aujourd’hui : les tentes. Si vous avez déjà trimballé une tente 2-secondes sur plusieurs kilomètres, vous voyez bien pourquoi je souhaitais changer : lourde, pas pratique, et surtout très encombrante ! A l’inverse, je connaissais les tentes « ultra-légères » vantées des MUL (marcheurs ultra léger), le hic : les modèles coûtaient 250-300€ au moins, voire plus.
Il me restait à dormir à la belle étoile (c’est sympa aussi) ou à écumer Internet en vue de la tente au meilleur ratio poids-prix. Et tant qu’à faire, qu’elle soit confortable, parce que c’est quand même votre future maison !

 

Mes critères de comparaison

Pour moi, vous l’aurez compris, le critère numéro 1 est le poids. J’espérais trouver une tente de moins de 2 kg, j’ai fini par découvrir des tentes de moins de 1,5 kg abordables, ce qui est quand même vraiment top à porter et s’accompagne en général d’un mini volume dans le sac. J’en voulais donc une 1 place pour optimiser au maximum le poids.
  • critère 1 : < 1,5 kg
  • critère 2 : tente une place
  • critère 3 : petit volume

Je voulais également une tente un minimum confortable : pas d’abri/tarp car pour moi un espace clos est nécessaire pour le confort, un peu de place dans la tente au niveau des dimensions – bon ceci dépend de combien vous mesurez –. Et surtout du point de vue confort, je souhaitais absolument une tente à double paroi, pour avoir testé la tente mono paroi une fois et son plafond trempé d’eau froide, je n’ai pas du tout aimé !

  • critère 4 : pas d’abri ou tarp
  • critère 5 : dimensions au sol assez grandes
  • critère 6 : double paroi
Et enfin, j’ai choisi de me limiter à un budget de 200 € grand max.
  • critère 7 : < 200 €

Voici les tentes que j’ai trouvées après des heures sur internet qui correspondaient à ces critères :

  • 1,5-1,6 kg : Ferrino Lightent 1 ou 2, Terra Nova Zephyros 1 / 1 Lite
  • 1,8 kg :  Decathlon Aravis, Terra Nova Zephyros 2
  • 2 kg : Decathlon Quickhiker Ultralight (2 places), Terra Nova Coshee 2

Celles qui loupent le coche de peu (niveau poids ou prix) :

  • moins de 1 kg : Lunar Solo LE 225€, Skyscape Scout de Six Moon Designs 180€*
  • 1,1 kg : MSR Hubba 350€ (promos à 270€) The North Face O2  288 €
  • 1,4 kg : Zephyros 2 Lite 230€
  • 2,1 kg : MSR Elixir : 270€ (promos à 200€)

*mais sans arceau ni piquets, non fournis…

La Ferrino Sintesi 1 et la Gobi 2 ne figurent pas dans le classement mais auraient pu, c’est juste que je ne les connaissais pas à ce moment-là ! En gros, j’ai trouvé ces modèles en me promenant sur les sites de vente de matériel ultra léger, ce ne sont pas les « dernière génération » mais plutôt des classiques.

 

Je les ai ensuite comparées dans tous les sens et suis allée visiter quelques tentes en magasin pour me faire une idée, même si ces modèles sont difficiles à trouver hors magasin spécialisé. Mais regarder diverses tentes permet de voir un peu l’espace disponible, sous quelle hauteur on peut se tenir assis… (surtout si vous n’êtes pas familier du concept, comme moi avec le matos ultra léger)

De manière générale, je recommande vivement de tester au maximum tout ce que vous pouvez avant achat (et après, mais ça on en parlera plus tard) . Regardez les tentes d’expo, rentrez-y même si ce n’est pas exactement le modèle que vous voulez. Par exemple à Décathlon il y a souvent cette tente de rando qui est montée et correspond à peu près aux modèles dont je vais parler niveau place disponible. Je recommande de s’y installer un peu pour voir si vous pourriez y dormir 🙂

Idem, je me suis bien amusée au Vieux Campeur à Paris à essayer tous leurs matelas de camping en me couchant dessus au milieu du magasin, c’est normal de tester, et ça m’a permis de bien faire mon choix autrement qu’en lisant des avis de gens sur des forums.

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Cette parenthèse très importante fermée, passons au comparatif !

Les tentes d’1,5 kg

Je ne vous cache pas que souhaitant avoir une tente la plus légère possible et trouvant des modèles sympas et abordables dans cette catégorie, c’est celle que j’ai la plus recherchée, étoffée et prise au sérieux. Mais les tentes d’1,8/2kg sont intéressantes aussi notamment parce que certaines sont pour 2 et peuvent être utiles aux voyageurs en duo, donc j’ai préféré en parler également.

La Ferrino Lightent 1

Poids : 1,450 kg
Dimensions pliée : 33×13 cm
Dimensions montée : 2.20 m de long par 80 cm de large, pour 80 cm de hauteur max. L’abside fait 50 cm de profondeur.
Prix : 140€
Retours que j’ai pu voir : globalement positifs, elle semble solide, confortable et facile à monter. Les dimensions me convenaient bien.

 

La Ferrino Lightent 2

Poids : 1,750 kg
Dimensions pliée : 35×17 cm
Dimensions montée : 2.25 m de long par 120 cm de large, pour 100 cm de hauteur max. L’abside fait 50 cm de profondeur.
Prix : 220€ environ, en promo à 175 € en ce moment
Retours que j’ai pu voir : c’est une tente 1 place et demi plutôt que 2 places, mais sinon mêmes retours que la Lightent 1. J’ai vu plusieurs conseils sur prendre la Lightent 2 plutôt que la 1 pour le bonus de confort et de place à 300 grammes de plus.

La Terra Nova Zephyros 1

Poids : 1,570 kg
Dimensions pliée: 52×14 cm, possibilité de faire plus petit
Dimensions montée : 2.20 m de long par 96 cm de large (64 aux extremités), pour 95 cm de hauteur max (50 aux extrémités). L’abside fait 50 cm de profondeur.
Prix : 125 €
Retours que j’ai pu voir : en plus des avantages décrits ci-dessus, spacieuse (possibilité de se tenir assis), se monte rapidement. Contrairement à la Zephyros 2, il n’y a pas de cache pour certaines aérations en bas de la chambre qu’il faut donc boucher.

La Zephyros 1 Lite

Poids : 1,530 kg
Dimensions pliée: 45×14 cm
Dimensions montée : 2.20 m de long par 92 cm de large pour une hauteur de 96 cm. L’abside fait 50 cm de profondeur.
Prix : 200€
Retours que j’ai pu voir : j’ai vu peu de retours mais elle semble aussi spacieuse que la Zephyros 1 pour un gain de poids d’environ 100 grammes (selon les chiffres que j’ai trouvés) .

 

La Camp Minima 1SL

Poids : 1,150 kg
Dimensions pliée: 30×12 cm
Dimensions montée : 2.20 m de long par 65 cm de large pour 80 cm de hauteur. L’abside fait 50 cm de profondeur.
Prix : 190 €
Retours que j’ai pu voir : pas grand chose, mais elle semble être un bon modèle pour un poids mini, après solidité et imperméabilité sont à étudier.

 

Les tentes de 1,8 kg

La Decathlon Aravis

Poids : 1,80 kg
Dimensions pliée: 38×13 cm
Dimensions montée : 2.20 m de long par 70 cm de large pour 72 cm de hauteur max. L’abside fait 60 cm de profondeur.
Prix : 120 €
Retours que j’ai pu voir : super avis chez Decat, la hauteur maximale est un des points noirs.

La Zephyros 2

Poids : 1,810 kg
Dimensions pliée: 57×14 cm
Dimensions montée : 2.20 m de long par 97 cm de large , pour 92 cm de hauteur max. L’abside fait 37 cm de profondeur.
Prix : 190€
Retours que j’ai pu voir : comme la Zephyros 1, haute et spacieuse, sans le problème d’aération de la Zephyros 1.

Les tentes de 2 kg (2 personnes)

La Decathlon Quickhiker

Poids : 1,960 kg
Dimensions pliée: 38×13 cm
Dimensions montée : 2.10 m de long par 110 cm de large , pour 95 cm de hauteur max. L’abside fait 60 cm de profondeur.
Prix : 150€
Retours que j’ai pu voir : très bons avis chez Decathlon sur le rapport prix/poids/place imbattable pour un modèle 2 places, j’ai vu quelques soucis d’humidité chez certains utilisateurs. Les dimensions sont également plutôt compactes pour 2 personnes. J’aurai l’occasion de vous en dire plus très bientôt normalement car nous avons choisi cette tente avec mon ami qui me rejoint en Polynésie !

Terra Nova Coshee 2

Poids : 2,0 kg
Dimensions pliée: 42×13 cm
Dimensions montée : 2.18 m de long par 120 cm de large , pour 90 cm de hauteur max.
Prix : 145€
Retours que j’ai pu voir : j’ai trouvé peu d’avis, j’opterais plutôt pour la précédente en l’absence de référence, même si le prix est intéressant.

Le tableau comparatif qui récap tout

  Lightent 1 Lightent 2 Zephyros 1 Zephyros lite Minima 1SL Aravis Zephyros 2 Quickhiker Cohee 2
Poids 1,450 1,750 1,570 1,530 1,15 1,8 1,81 1,96 2
Prix 130 220 125 200 190 120 190 150 145
Dim Pliée 33×13 35×17 52×14 45×14 30×12 38×13 57×14 38×13 42×13
Dim Montée (longueur max x largeur max x hauteur max + abside) 220x80x80 +50 225×120 x100+50  220x96x95 +50 220x92x96 +50 220x60x80 +50 220x70x72 +60 220x97x92 +37 210x110x95+60 218x110x90

 

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Et c’est parti pour la vraie vie !

 

Il manque quelques critères dans ce tableau, comme l’imperméabilité qui est à prendre en compte aussi – même si les tentes mentionnées ici sont globalement bien imperméables -, la largeur à la tête et aux pieds. Ensuite, pour les modèles qui vous tapent dans l’oeil, n’hésitez pas à explorer les forums comme randonner-leger.org pour voir les avis de chacun sur les tentes et parfois même des tests complets. Par exemple, ce test de la Zephyros 1 et celui-ci de la Lightent 1 m’ont bien aidée pour cet article.

D’autre part, ceci est le résultat de mes recherches, j’ai pu me tromper, n’hésitez pas à me le signaler si c’est le cas. Et enfin, pour réduire fortement le critère prix, la vente d’occasion peut s’avérer très utile !

 

Verdict

J’ai choisi la Lightent 1 ! trouvée d’occasion à 90€ et montée en quelques minutes, je suis très satisfaite. La partie « montage en plein vent », « campement sous la pluie » etc est à venir !

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La version montée

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La version pliée (à gauche)

Et vous, quelle tente avez-vous choisi ?

Partir en tour du monde avec moins de 9 kg sur le dos

 

Quand on est une jeune femme comme moi, ce n’est pas évident de se promener avec un sac d’une dizaine de kilos sur le dos. J’en ai fait l’expérience en partant en mission pour le travail : cadeaux pour expats, ordinateur professionnel, chargeur, documents, … mon sac à dos pesait 14 kg. Si la charge est acceptable pour un petit trajet, on déchante vite lorsqu’il faut prendre les transports, monter des escaliers, attendre debout … J’étais partie sur la route du « voyager léger » !

D’autres éléments m’ont aidée lors de cette préparation : mon coup de foudre pour les cosmétiques solides, dont je vous reparle plus bas, et mon but ultime – pas encore garanti à l’heure où j’écris cet article ! – pouvoir mettre mon sac en cabine. Pourquoi ? Mon itinéraire étant plutôt chargé par moments, j’aimerais éviter que mon sac se retrouve à Katmandou quand je serai à Santiago ! Je préfère avoir un petit sac supplémentaire en soute où je mettrai couteau, briquets et éventuels liquides et garder l’essentiel sur moi. Mais la hauteur maximale du bagage peut poser problème pour certaines compagnies, donc pour l’instant je me focalise surtout sur l’aspect majeur du randonneur : le poids !

Première étape : lister tout ce dont on a besoin

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Cela peut se faire en regardant ce que l’on va faire de notre voyage et ce dont on va avoir besoin pour y arriver. Morceaux choisis dans mon cas :

  • randonnée, camping en Amérique du Nord : tente, sac de couchage, matelas, housse étanche, matos de camping, habits chauds pour la nuit …
  •  plage en Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Thaïlande … : masque ou lunettes, tuba, maillot de bain, lunettes de soleil …
  • festival Burning Man au Nevada : un tas de trucs dont je vous parlerai dans un prochain article !
  • se battre contre les moustiques sur une grande partie du parcours
  • attendre de longues heures dans les aéroports, avions : liseuse pour ma part !
  • prendre des photos et vidéos : appareil photo ou caméra
  • rester en contact avec mes proches : tablette ou PC
  • s’habiller, se laver, être un minimum présentable … : fringues, cosmétiques, serviette …
  • survivre en cas de maux divers : quelques médicaments, pansements …
  • faire du sport (course à pied et fitness pour moi) : baskets, tenue de sport, brassard pour mettre le téléphone en courant …
  • visiter des villes : baskets confortables, petit sac, gourde …

Faites une liste complète qui comporterait le maximum d’idées pour être sûr de ne rien oublier, on verra comment les trier après !

Deuxième étape : voir si vous pouvez vous passer de certains objets une partie du voyage.

Quelques exemples :
Il me faut une tente sur la première moitié de mon voyage uniquement (itinéraire ici) : Amérique du Nord et Océanie. Arrivée en Asie, je n’aurai plus besoin de la totalité de mon matériel de camping, que je pourrai globalement revendre/donner ou, pour les objets vraiment importants, renvoyer chez moi.

Idem pour le masque et le tuba qui ne me seront pas très utiles en Amérique du Nord : je peux les donner à un ami qui me rejoint en Polynésie.

Pour les médicaments, pareil : inutile de porter 500 grammes de médicaments sur soi en permanence. Avoir de quoi pallier une urgence (paracétamol, lopéramide, antibiotiques …) dans un sac zippé, et les racheter en cas d’utilisation, permet d’économiser de nombreux grammes sur le dos.

Troisième étape : faire la liste complète de ce que vous allez porter au moment où vous serez le plus chargé.

Dans mon cas, il s’agit de l’Amérique du Nord où j’aurai tout mon matériel de camping sur moi (hop 2,7 kg !). Et c’est parti, on liste tout même ce qui pèse quelques grammes. Mettez tout ça dans un tableau et accompagnez-les du poids correspondant. Alors, verdict ?

On conseille maximum 20 % de votre poids pour le poids d’un sac de rando, ce qui ferait 11 kg pour moi. J’estime que c’est trop et je vise entre 8 et 9 kg pour le poids du sac. C’est déjà beaucoup à porter pour une randonnée, mais correct, surtout en considérant qu’à la moitié de mon voyage je me délesterai de 2,7 kgs bien sentis !

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Et je serai légère comme une plume ! (Modèle : Elodie)

L’étape suivante est d’examiner chaque ligne que vous avez écrite en vous demandant :
– si vous ne pourriez pas vous passer de cet objet :
Le « au cas où »/ »ça peut servir » est globalement à bannir si vous ne voulez pas vous retrouver avec 15 kgs sur le dos !
– si pour l’utilité de l’objet, vous avez pris l’option la plus légère :
Je ne me voyais pas du tout investir dans un nouvel appareil photo alors que je suis satisfaite du mien. Et là, il passe sur la balance : 645 grammes avec la housse ! A moins de le mettre au régime, je voyais mal comment ne pas opter pour un appareil plus léger, ou carrément une autre solution comme une GoPro qui pèse moins de 100 grammes.
– si, pour l’utilité de l’objet, vous avez pris l’option la moins volumineuse : il n’y a pas que le poids à considérer, je pense notamment aux matelas de camping qui peuvent être légers mais prendre beaucoup de place ! Le volume est également un critère important pour le choix de la tente.
– si vous n’avez rien en double : deux tee shirts identiques ? Une brosse à dents de rechange ? Vous préférez les porter pendant tout le voyage ou en acheter un sur place quand l’occasion se présentera ? Et à moins d’aller en pleine nature, elle se présentera !
Pour vous aider dans cette étape, voici comment j’ai procédé :

Matériel de camping + sac

– La tente : je vous écrirai sûrement un article dédié, mais le but ici est de trouver la tente avec le meilleur compromis poids / volume / prix / solidité / confort pour vous ! Personnellement j’ai opté pour la Lightent Ferrino. 1,4 kg !
– Le sac de couchage : idem, les critères étant poids / volume / prix / chaleur. J’ai pour l’instant un Warmn’light 600 de Lafuma mais j’hésite à acheter un meilleur sac de couchage.
Le matelas : mêmes critères, j’ai choisi un Thermarest Prolite.
– Le sac : le poids est également un critère majeur, avec le volume utile, le prix et le confort de portage. On (merci Fabien !) m’a prêté pour le voyage un sac Forclaz 40 qui a été optimal !

Matériel électronique

Idéalement, je voulais faire de belles photos, avoir l’option vidéo, lire (beaucoup) (tout le temps), pouvoir écrire facilement à mes proches ou sur ce blog, et avoir un écran assez grand pour les moments de tri de photos, vidéos de sport voire films. Mais en chiffrant les grammes, aïe !

J’ai tout de suite écarté mon appareil photo de 650 grammes et ai opté pour une caméra type GoPro (plus précisément une SJCam M20), mon téléphone, une tablette et un clavier Bluetooth, et ma fidèle liseuse.

Pesez également les étuis séparément, cela peut vous aider à constater que certains étuis sont un peu lourds ! Pour ma part j’ai remplacé l’étui de ma liseuse par une simple pochette en tissu qui pesait presque 50 grammes de moins.

Vêtements

Pour les vêtements, c’est surtout le nombre qui pèse quand vous partez en voyage. Un tee-shirt en coton ou en synthétique représente plus ou moins le même poids, en revanche emporter 3 tee-shirts supplémentaires aura un impact considérable sur votre total ! La solution est donc de prendre le minimum, de faire beaucoup de lessive – au savon, ça pèse moins lourd – et de racheter des vêtements quand le tee shirt commence à être un peu trop délavé.

Dans le cadre d’un voyage incluant de la randonnée, de nombreuses possibilités s’offrent à vous en matière de choix de vêtements : coton, synthétique classique, synthétique optimisé en termes de régulation thermique … L’article de Randonnée Passion sur le sujet vous renseignera mieux que moi  .
Minute Végane : L’article montre globalement que la laine n’est pas obligatoire en randonnée, et qu’on fabrique aujourd’hui des synthétiques aux propriétés similaires à la laine mérinos souvent prisée par les randonneurs (léger, antibactérien…)

Hygiène, cosmétiques …

Je pense qu’ici, une simple photo peut faire beaucoup :

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A gauche : déodorant, savon, shampooing , dentifrice /éponge de konjac, lingette nettoyante/démaquillante lavable, cup menstruelle. Poids total : 167 grammes
A droite : déo, gel douche, shampooing, dentifrice/serviettes hygiéniques, coton, gant de toilette. Poids total : 370 grammes (et si les bouteilles étaient pleines ce serait plutôt 500!)

Tant au niveau du poids que de la place perdue – et on en parle des bouteilles qui fuient ? -, je pense que la partie gauche gagne haut la main ! En outre, je pense que ces quantités couvriront 6 mois de voyage (savon mis à part)  car j’utilise les cosmétiques solides depuis Noël et ils ont très peu diminué de volume. Ce qui n’est clairement pas le cas de la partie droite, en particulier des serviettes et cotons qui sont à usage unique.

Et niveau impact environnemental, entre le plastique de l’emballage et l’huile de palme utilisée pour obtenir les sulfates (présents dans quasi tous les gels douches, lotions, shampooings liquides) … disons qu’on est fier de passer au solide !

Pour les femmes, la cup menstruelle permet également une économie importante de place, poids, et impact sur la planète (si on pense au nombre de serviettes/tampons utilisés dans une vie…).  A noter que pour les femmes ayant du mal avec la cup (j’en ai fait partie avant de sauter le pas !) il existe une autre option : les serviettes hygiéniques réutilisables (comme les Plim), qui ont un poids et encombrement similaires !

Pour ma part, j’ai acheté mes produits (sur la photo : toute la partie de gauche sauf le savon et la cup) chez Lamazuna qui propose des produits bio, faits en France et non testés sur des animaux.

Histoire d’être objective (ou presque…), je dois quand même préciser que les produits solides sont différents des produits liquides, inutile donc d’attendre un effet identique. J’ai une amie qui m’a dit trouver peu efficace le déo solide. Personnellement, c’est avec le dentifrice solide que j’ai eu un peu de mal : la sensation est vraiment complètement différente du dentifrice en pâte (on a l’impression de se brosser les dents à l’eau parfumée à la menthe !), ce n’est pas désagréable et l’effet y est, mais nécessite un certain temps d’adaptation. D’autre part, il faut aussi prévoir un petit sac de congélation pour éviter qu’ils s’effritent au contact d’autres objets (brosse à cheveux… oui c’est du vécu).

Verdict ?

Et voici mon tableau final :  8,958 kgs !
Sachant que j’avais pas mal de besoins (matériel de camping/électronique, sport …), et qu’à partir de la moitié de mon voyage je n’avais plus besoin de ce matériel de camping, l’ai donné à mon ami qui m’accompagnait et hop mon sac était moitié moins lourd !

Bien sûr, dans le cas d’une randonnée, les 3/4 de ce tableau seront inutiles et j’essaierai de laisser cela en auberge. Par contre il faudra rajouter le poids de l’eau et de la nourriture … Mais l’idée est d’avoir un sac le plus léger possible à tout moment !

 

       
Catégorie Objet Poids Explication
Electronique Portable (Nexus 5) + étui (silicone)
158  Me sert aussi d’appareil photo ! Pour le stockage j’ai utilisé Google Photos
  Tablette (Galaxy Tab 4) + étui 735  
  Clavier (Logitech K380)
417  
  Chargeur + câble
40  
  Ecouteurs (Samsung intra)
15  
  Liseuse (Kindle) + étui 198  
  Caméra (SJCAM M20) + accessoires (bracelet, batteries)
250 Pour le stockage j’avais 2 micro SD de 32GB et ai utilisé l’appli MEGA
Hygiène Shampooing solide (Lamazuna) 60  à protéger dans une petite boîte, je le mettais dans une boîte de B12
  Déo solide (Lamazuna) 30  
  Brosse à dents 17  
  Dentifrice solide (Lamazuna)
20  Très fragile, à protéger
  Peigne (basique)
30  
  Brosse (basique)
52  
  Lingettes démaquillantes lavables en microfibre (Lamazuna)
2  
  Oriculi (nettoyeur oreilles Lamazuna) 10  
  Savon multifonction du Dr Bronner (fait office de produit vaisselle, lessive, savon)
140  Je l’ai protégé dans une boîte en plastique.
Un savon entier m’a fait 6 mois !
  Crème solaire
100 A acheter sur place
  Anti moustique ou huile essentielle d’eucalyptus citronné
100 Huile essentielle radicale contre les moustiques, j’avais également de l’Insect Ecran au cas où
  Spray douleurs musculaires (échantillon Spray dol aux huiles essentielles)
30  
 
  Cup menstruelle (Lamazuna)
14  
  Lime à ongles 6  
  Mascara (marque vegan Lily Lolo)
20  
  Sac congélation pour mettre les produits liquides
10  
  Baume à lèvre
20  
  Eponge konjac 5  Pour nettoyer la peau
  Sac en tissu pour trousse de toilette, linge sale, balade à la journée
30  
Accessoires Echarpe
100 A prendre grande et légère pour qu’elle serve dans les zones chaudes et froides
  Lunettes de soleil + étui (Monoprix)
47  
  Gourde Aptonia
83  
  K Way (mon kway perso de marque Toxico)
134  Mon Kway n’a pas de capuche, je l’ai complété par un poncho anti pluie
  Couteau
30  
  Briquet 13  
  Kit timbale couverts Quechua
225
  Serviette microfibre Decathlon
123  
  Frontale Decathlon
85
  Tongs Havaianas
283  
  Réchaud canette (fait maison avec une canette de Coca)
10
  Cadenas 100
Vêtements Culottes (3)
50
  Short de randonnée Decathlon
170  
  T shirt de randonnée Decathlon (1)
100  
  Pull léger
157  
  Polaire Salomon
330 x
  Chaussettes 100  
Affaires de sport Short de sport Decathlon 100  
  T-shirt synthétique 100  
  Brassière de sport
82  
Plage Maillot de bain
140  
Camping Tente Ferrino Lightent
1370  
  Sac de couchage Lafuma Warm n’ light 600
615  
  Matelas autogonflant Thermarest Prolite
480
  Couverture de survie 50  
  Housse étanche pour sac à dos Decathlon
40
Papiers Passeport + pochette en plastique + papiers
260  Papiers = CB Revolut + permis de conduire + photocopies des ordonnances pour les antibiotiques
  Stylo et carnet
100  
Sac Sac Forclaz 40L
Sac Nature et Découvertes pour la journée, repliable
640

 

180

Médicaments Quelques médicaments
50  Doliprane, antibiotiques et antidiarréiques prescrits par mon médecin, désinfectant Hexomédine, tablettes pour l’eau Aquatabs
  Vitamine B12 (VEG1)
102  Un pot : 3 mois

Non comptés : pantalon (jegging New look), baskets de trail Asics, débardeur car portés le jour du départ

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Certains équipements pour mon voyage ne figurent pas dans la liste ci-dessus car ils m’ont été apportés par les amis qui m’ont rejoint en cours de voyage :

  • équipement pour le Burning Man (j’y consacrerai un article) : masque anti poussière, lunettes anti poussière, écharpe chaude, costumes, gifts apportés par mon ami – en ce qui concerne la tente, sac de couchage, matelas etc : je suis passée par mon camp
  • B12 pour la 2e moitié du voyage, traitement anti paludisme : apporté par l’amie qui me rejoignait en Asie
  • équipement pour l’ascension du Kilimandjaro : apportés par mon ami

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J’ai eu une aide précieuse de cet article du site tourdumondiste.com même s’il est beaucoup plus minimaliste que moi, et de celui-ci de la voyageuse sportive Caro Hardy !