Etre végane au supermarché

Entre le récit de mes pérégrinations chinoises et brésiliennes, j’ai eu l’idée de m’aventurer dans un territoire encore plus mystérieux et rebutant …

Le SUPERMARCHE.

Véritable monde parallèle où la nourriture pousse dans du plastique … Je plaisante. Mais j’avais très envie d’écrire cet article pour plusieurs raisons :

1. Pour faciliter aux véganes/végétariennes/etc débutantes (ou pas) leurs courses en supermarché
2. Pour vous permettre d’expliquer à vos proches ce qu’ils peuvent vous acheter sans risque, en particulier s’ils ne sont pas familiers du concept (grand-mères, …)

Si c’est votre cas, voici une petite intro explicative : Une personne végane est une personne qui ne consomme pas de produits d’origine animale. Cela veut dire : viande, poisson, crustacés/ »fruits » de mer, gélatine animale, oeufs, lait (vache ou chèvre), et donc leurs dérivés comme le foie gras, le fromage, les yaourts.

Toutefois j’aimerais préciser certaines choses, car vu la tendance marketing actuelle « healthy green sans gluten », on a tendance à tout mélanger ;), une personne végane :
– ne mange pas forcément bio
– ne mange pas forcément sain/light (vous avez le droit de lui faire des frites, à moins qu’i.el.le vous précise le contraire)
– ne mange pas forcément uniquement des produits naturels (personnellement j’aime beaucoup les Dragibus !)
– ne mange pas forcément que des légumes 😉
– ne bannit pas forcément le gluten, les OGM, le sucre … de son alimentation.

Evidemment, il y a des véganes qui mangent bio, sain, sans gluten etc… N’hésitez pas à leur demander si vous avez un doute. Personnellement, je fais partie des véganes que je qualifierais de « classiques » : je ne mange ni 100% bio, ni toujours très sain (mais j’essaie), ni sans gluten, et je ne vois aucun mal à manger des frites de temps en temps.

Si cela vous semble évident, tant mieux ! Personnellement, je ne compte plus le nombre de fois où on m’a demandé si « les chips étaient autorisés », si je mangeais sans gluten (jamais sans ma baguette tradition !) … j’ai également une amie végane qui a passé un repas de famille à se nourrir de ratatouille parce que son hôte s’était dit végétarien -> légumes -> ratatouille, sans riz ni rien donc ! de mon côté j’ai aussi récolté un beau « je suis végétarienne – cool j’adore les légumes!! ».

En revanche, se passer d’ingrédients animaux n’est pas chose aisée, en particulier au supermarché où 99% des produits préparés industriellement contiennent du lait ou des oeufs. D’où cette petite liste qui, je l’espère, pourra vous faciliter la vie si vous avez la flemme de lire les étiquettes de tout ce que vous achetez, même si les produits animaux (lait, oeufs) sont écrits en gras car allergènes, et ce que vous soyez végane aguerri.e ou débutant.e car c’est toujours pratique. Et en grande gourmande que je suis, on va commencer par les gâteaux !

Vous serez certainement heureux.se.s d’apprendre que les produits suivants sont véganes :
– les Oréo classiques* (l’astérisque signifie la présence d’huile de palme, voir précisions en fin d’article),
– les Belvita Tartiné Choco Noisette*. Oui, je suis comme ça, je balance mes meilleures cartes tout de suite.
– les spéculos (en tout cas ceux de la marque Lotus*, pour les autres il faut vérifier les ingrédients, les Bastogne ne le sont pas). A nous les crumbles et verrines !
– les gâteaux Figolu*
– les gâteaux de la marque Céréal (anciennement Céréal Bio) suivants : Sablés sésame et pavot, sablés bio chocolat noir intense*, palets de céréales à l’avoine, « Les petits dej croustillants – Amaranthe et chocolat » (mon coup de coeur!)
– les gâteaux de la marque Jardin Bio suivants : Gaufrettes chocolat noisettes, Gaufrettes citron, Pain d’épices au sirop d’agave
– le pop corn micro-ondable Menguy’s*
– le chocolat noir (mais vérifier dans la liste des ingrédients, dans certaines marques il y a du beurre ou du lait, par exemple le Côte d’or contient du beurre), y compris certains chocolats noirs aux amandes, noisettes ou quinoa soufflé
– les bonbons Haribo suivants : Dragibus, Dragibus Soft, Dragibus Bi Cool, Fraizibus, Starmint, Bouteilles Cola mistral, Langues acides, Pasta Frutta, Acidofilo, Carensac, Pain Zan, Zanoïd
– les bonbons Les Rigobio « Sbulinours » et « Sbulifruits »
– les galettes de céréales – type galette de riz – nature et au chocolat noir

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Crumble aux pommes et spéculos Lotus

Je cite des marques mais cela doit être similaire pour les autres marques de supermarché : regardez quand même les ingrédients en cas de doute.

Continuons sur notre lancée sucrée :
– toutes les confitures et compotes (je précise, on ne sait jamais…), la pâte à tartiner aux spéculos Lotus* ainsi que certaines pâtes à tartiner chocolatées comme par exemple la marque Nocciolata sans lait (d’ailleurs elle est divine !) et bien sûr la crème de marrons !
– les céréales pour petit déjeuner en général (la marque Jordans par exemple sauf le muesli au chocolat au lait, mais certains mueslis de la marque contiennent de l’huile de palme) à moins qu’elles contiennent du chocolat blanc ou au lait
– les biscottes, pains grillés, pains … sont globalement végétaux à moins de comporter la mention « brioché » (ou « pain au lait »…): vérifiez les ingrédients en cas de doute.
– le cacao en poudre, même le sucré type Nesquick, sauf le Banania qui contient du miel, non consommé par les végétaliens

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Pêche végane et sans huile de palme au supermarché

Au rayon frais :
– les yaourts à base de soja
– certains riz au lait de coco comme la marque The Coconut Lab et le « risotto au lait de coco » Mamie Nova
– les margarines « St Hubert Bio »* et « St Hubert végétal »* – en général les autres contiennent du lait.
– les pâtes feuilletées/brisées/sablées qui ne comportent pas la mention « au beurre » (à vérifier sur l’étiquette)*,les pâtes à pizza, les galettes de sarrasin (vérifier l’étiquette)
– les « hachés végétaux » (pour préparer une bolognaise) Sojasun, Céréal Bio
– les « steaks »/ »émincés »/ »nuggets » végétaux de la marque Sojasun, Céréal Bio. Les autres marques (Herta, Carrefour Veggie, Sojade …) proposent des produits végétaux mais certains contiennent des oeufs, dans le doute, l’étiquette vous renseignera. Ne pas se laisser avoir par l’emballage vert, le logo en forme de V et le nom qui fleure bon le végétal… 🙂

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Galette des rois, pâte feuilletée achetée en supermarché

Pour les produits frais, le houmous, le guacamole et les salades de légumes et céréales sont majoritairement végétaux, mais lisez la liste des ingrédients au cas où, il m’est déjà arrivé d’acheter du guacamole contenant du fromage blanc par erreur …

Bon, pour ce qui est des fruits, légumes et jus, on est d’accord, vous pouvez y aller ! A noter que dans légumes j’entends aussi légumes secs/légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges et blancs…), que je conseille fortement aux personnes débutant l’alimentation végétalienne car ils sont rassasiants et riches en protéines. Vous pouvez même faire des meringues avec, je vous en parlerai plus tard (le suspense est à son comble !)

Au niveau des féculents, ça va vous sembler bête si vous êtes végane aguerri.e, mais pour les autres : les féculents secs sont quasiment tous véganes ! (riz, céréales, semoules, pommes de terre, frites, gnocchi, pâtes non farcies, préparation pour purée – à préparer avec du lait végétal 😉 ) Je précise parce que j’ai réalisé compte que de nombreuses connaissances croyaient que les pâtes contenaient des oeufs. C’est le cas de certaines pâtes comme les pâtes fraîches, certaines lasagnes, les pâtes « alsaciennes » … mais le reste est globalement végétal.

Rayon snacks salés, au cas où vous devez offrir l’apéro à un.e végane :
– les chips (évitez les aromatisés au poulet, même si je ne suis pas persuadée qu’ils en contiennent, et ceux au fromage), les tortillas, les bretzels
– les fruits secs, noix de cajou, mélanges salés
– les olives (en évitant celles fourrées aux anchois), cornichons…

Pour la marque Jardin Bio, vous pouvez retrouver tous leurs produits véganes ici.

Petit mot sur l’huile de palme : je viens de passer un article entier à vous conseiller des produits dont certains à base d’huile de palme. Je ne vais pas vous expliquer ici pourquoi il faut limiter sa consommation. Malgré cela, l’huile de palme reste un produit d’origine non animale, et les produits que j’ai mentionnés dans cet article peuvent être utiles à des végétaliens en pleine transition pour ne pas se passer complètement de ses produits préférés.
D’autre part, je me dois de préciser que la déforestation pour l’élevage et la production de soja destiné à nourrir la viande (au moins industrielle) est tout aussi importante que celle due à l’huile de palme, si ce n’est plus : 5800 km² de forêt a disparu sur l’année 2014, une grande partie étant due à l’élevage (source ici) et à la culture de soja (bien que des accords aient été signés en 2016 pour diminuer la déforestation due au soja – source GreenpeaceEt si le destin des orang-outangs, tigres et rhinocéros de Sumatra est tragique, la déforestation en Amazonie menace des espèces en voie de disparition : 627 espèces animales en 2008 (source ici).
Autant dire que si je recommande de limiter très fortement l’huile de palme, dans cette liste qui visait à conseiller des produits de supermarché entièrement végétaux à des personnes s’intéressant au végétalisme, je n’ai pas hésité à donner le maximum de pistes. Et si vous cuisinez pour quelqu’un, il suffit de lui demander si i.el.le consomme de l’huile de palme.

Si c’est votre cas, les étiquettes des produits n’étant pas forcément claires, je vous recommande le site openfoodfacts.com, moteur de recherche pour vérifier en un clin d’œil si le produit contient de l’huile de palme ou peut en contenir. Néanmoins, passant par l’Indonésie dans le cadre de mon tour du monde, je reviendrai probablement vous parler de l’huile de palme et notamment de son utilisation dans les cosmétiques depuis que j’ai appris que tous les cosmétiques sous forme liquide contiendraient des dérivés d’huile de palme.

J’espère que cette petite liste vous sera utile, même si je ne pense pas vous avoir évité de décortiquer complètement les étiquettes… Elle peut en tout cas être rassurante pour un végétarien/lien en transition ou ses proches !

Prochaine étape : être végane au Brésil (cette fois c’est pour de bon !)

Etre végane en Chine

En attendant de vous mettre à jour sur le voyage (ne vous y trompez pas, je trépigne littéralement d’impatience dans ma tête), il me tenait à cœur de vous parler de mon expérience de végane en Chine, car :
– c’est lors d’une mission de deux mois en Chine pour le travail que j’ai pris la décision de devenir végane
– c’est l’un des pays où j’ai le plus embrassé ce mode de vie, une façon simple de se nourrir à base de fruits, légumes et riz, malgré un quotidien assez éprouvant (lever 6h tous les matins…)
– c’est un pays particulièrement différent du nôtre, et « être végane en Chine » est beaucoup plus challenge qu’une bonne moitié des pays que j’ai choisis pour mon TDM.

Avant de débuter, j’aimerais insister sur le fait qu’il ne s’agit là que de mon expérience personnelle, pas d’une généralité immuable ! Je vais également aborder des aspects chinois plus culturels : malgré ma bonne connaissance du pays et de la famille sur place, cela ne fait pas de moi une experte sur le sujet, mais peut vous aider un peu à comprendre les locaux que vous rencontrerez.

Je suis donc partie trois fois en Chine pour des périodes de deux mois environ, au fin fond de la campagne du Guangdong. J’ai passé un peu de temps à Hong Kong pendant cette période, mais je l’aborderai dans un autre post car c’est complètement différent !

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Vous vous aventurez dans cette contrée à vos risques et périls

Mon voyage était pour le travail mais cela ne m’a pas empêchée de vivre dans le pays et de pouvoir en tirer quelques conseils.

La nourriture chinoise, de manière générale, va surprendre le Français qui a l’habitude de manger dans les restaurants chinois de France des nems (spécialité vietnamienne), samosas (spécialité indienne), plats en sauce qu’on ne retrouvera pas en Chine (indice : ils comportent zéro os ou arêtes), voire des sushis dans les plus cosmopolites ! En Chine, tout est très différent, les odeurs, les goûts, les aspects … même le riz : je le trouve bien meilleur qu’en France !
Par ailleurs, la nourriture a une dimension sociale, partagée : au restaurant il est très commun de partager les plats, et de nombreux restaurants proposent une table à plateau tournant pour que les convives puissent goûter à tout.
Du point de vue du végétarisme, aller au restaurant en Chine est compliqué. Le côté positif de ces grandes tables est que cela multiplie les chances d’avoir de quoi manger à table, surtout que de nombreux plats proposés sont végétariens voire végétaliens (à base de tofu ou légumes) : pas la majorité de la carte, mais assez pour être sûr de ne pas manger la même chose chaque jour. De plus, la manière de cuisiner est plutôt végé friendly, la majorité des plats étant élaborée à base d’ingrédients végétaux tels que de la sauce soja et de l’huile, mais mieux vaut demander pour en être certain.

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Commander des dim sum véganes : la fierté.

Le seul problème étant … de communiquer.
Peu de Chinois « ordinaires » (serveurs, employés …) parlent anglais, les cartes des restaurants sont généralement pas ou mal traduites à moins d’être dans un resto chic (et encore).
D’autre part, si vous parvenez à communiquer en anglais ou en chinois, attention : dans la culture chinoise, il est difficile d’admettre qu’on ne connaît pas la réponse ou qu’on n’a pas compris la question. Mieux vaut répondre par l’affirmative. Par exemple, si vous posez la question : « Pour aller au temple c’est à gauche ? – Oui – C’est à droite ? – Oui » Je suis sérieuse !
A ce moment-là, il vaut mieux ne pas hésiter à multiplier les questions pour essayer de capter la réponse, voire de demander à un autre interlocuteur.
Le mieux étant la communication écrite : je vous ai mis un petit mémo en fin d’article. Croyez-moi, la communication écrite marche beaucoup mieux que l’oral : mes collègues et moi avons testé ça à plusieurs reprises dans les taxis, à essayer de prononcer de x manières différentes le nom du lieu où on allait (et je parle chinois!), par contre en montrant le nom écrit ça passait comme une lettre à la poste.

Revenons au véganisme.
Si certains plats sont végétariens et donc probablement végétariens, ça ne veut pas non plus dire que la nourriture est globalement végé. On peut avoir cette image d’un pays bouddhiste donc végétarien. Or ce n’est pas le cas ! Comme les Français, les Chinois aiment beaucoup manger de la viande ou du poisson, même si c’est dans des quantités moindres que les Occidentaux. Vous risquez d’être nez à nez avec une tête de poisson ou des crabes vivants attachés au détour d’une rue, sans compter les odeurs. En particulier, dans les plats type nouilles ou riz, il est fréquent de trouver plein de petits morceaux de viande ou de poisson, difficiles à détecter avec un coup d’oeil rapide : faites attention, regardez bien ou renseignez-vous (le must étant d’être accompagné d’une personne bilingue…).

Quelle a été ma solution ? Tout simple : me nourrir au marché, à l’épicerie, au supermarché.
Lors d’une de mes missions, j’avais un appartement avec cuisine : là, c’était royal, je pouvais cuisiner fruits, légumes, haricots de soja, azukis … et riz pour mes repas. Les fruits et légumes étaient d’une grande variété dans ma région (le Guangdong, situé au Sud de la Chine) et les primeurs présents partout. Si cela est votre cas, vous allez vous économiser un maximum de soucis, néanmoins il y a quelques trucs à savoir :
– les ingrédients au supermarché (sel, épices, farines…) ne sont pas forcément traduits : prévoir une appli ou un dico pour faire les courses !
– au niveau des protéines, le tofu peut être … surprenant par rapport à celui qu’on connaît, j’ai eu l’impression qu’ils consommaient plus du tofu soyeux (d’ailleurs au restaurant les plats de tofu étaient souvent à base du tofu soyeux!). D’autre part les légumineuses ne sont pas les mêmes, et se font plus rares dans mon expérience, à part les azukis et haricots de soja j’ai eu du mal à trouver autre chose. Si vous partez en Chine pour une longue période, il faudra peut-être prévoir des lentilles ou une supplémentation en fer.
– le « pain » en Chine est rarement vegan, c’est souvent de la brioche, même s’il ressemble trait pour trait à un pain au céréales…

Mes petits plats avec les moyens du bord : morceaux choisis.
Comment ça il y a des mangues dans tous les plats ? C’est faux.

J’ai aussi pu séjourner dans un hôtel, et là ce n’était pas du tout aussi simple.
Si je pouvais toujours acheter d’excellents fruits exotiques un peu partout, il n’en allait pas de même pour le reste de mon alimentation. En plus avec ma cantine pas très végé friendly, j’avais l’estomac dans les talons en arrivant le soir. Voici donc un résumé de ce que j’ai pu manger à ce moment-là :
– du riz cuit et chaud, en vente à emporter un peu partout
– du tonyu : lait de soja chaud (et « frais », en tout cas c’était excellent !) en vente à emporter dans certains fast-foods
– des noix diverses, des flocons d’avoine, du lait de soja acheté en supermarché
– des chips ou autres snacks apéros (vu que le reste de mon alimentation était pauvre en graisse …)
– des nouilles déshydratées (attention à vérifier qu’elles sont végé)
– des légumes crus coupés en bâtonnets
– et c’est à peu près tout ! Ce qui convient pour quelques jours, mais au long terme c’est assez compliqué et difficile à concilier avec une vie professionnelle ou étudiante, à moins de manger globalement frugivore.  Moralité : je vous conseille vraiment de privilégier les lieux avec cuisine type appartement ou auberge de jeunesse !

 

 
Avant de finir cette partie conseils pratiques, petite alerte sur le rapport aux animaux en Chine qui est un peu surprenant quand on n’a pas l’habitude. Selon les régions de Chine où vous irez, vous pourrez vous apercevoir que les Chinois mangent plus ou moins « de tout », du chien, des pattes de poulet pour ne citer qu’eux… Au restaurant, vos voisins sont tout à fait susceptibles d’avoir une tête de poisson sur la table, qui sera mangée comme le reste. J’y reviendrai plus bas mais disons qu’il faut parfois avoir le coeur bien accroché. Idem si vous vous égarez vers le rayon poisson ou viande du supermarché où tout est open air … Et je ne parle pas que de la nourriture mais aussi des chats errants particulièrement écorchés que vous pourrez croiser, ou autres animaux de compagnie.

Enfin, malgré ces points un peu délicats mais pas du tout propres à la Chine, je me suis sentie comme un poisson dans l’eau dans ce pays où manger du tofu est socialement acceptable 😉 et ai globalement mieux survécu au restaurant en Chine qu’en France (surtout quand j’étais accompagnée de bilingues, mon chinois n’étant pas assez au point…) Il y a un petit temps d’adaptation mais j’ai trouvé la culture plus vegan friendly de manière générale (consommation de peu de produits laitiers, et la viande et le poisson en quantités assez petites), malgré la taille assez hallucinante du rayon lait au supermarché (lait qui venait de Thaïlande …) En 2016, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les problèmes d’obésité et de diabète, la Chine a dévoilé un programme visant à réduire de 50% la consommation de viande. Vous imaginez la même chose en France ? Pas moi !

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Votre serviteure en mal de rizières inondées

Petit dico :

素 végétarien (en lettres « sù », se prononce « sou »)
viande (Ròu « jaou ») – 猪肉 viande de porc, poulet, …
poisson (yù « yu »)
我不吃 je ne mange pas… (Wǒ bù chī « wo bou tcheu »)
鸡蛋 d’oeuf (jīdàn « dji dane » -> je ne mange pas d’oeuf : Wǒ bù chī jīdàn )
牛奶 de lait de vache (niúnǎi « niou naï ») (si c’est le lait d’un autre animal, le deuxième caractère reste le même)
奶酪 de fromage (Nǎilào « naï lao »)
奶油 de beurre (năiyóu « naï yao »)

A bientôt pour de nouvelles aventures en Véganie,

Fox

Mon tour du monde vegan friendly : présentation

Bonjour à tous,

il me semble normal de commencer mon blog par une présentation de mon projet que j’ai pompeusement intitulé Grass For Pillow et dont le sous-titre pourrait être : Faire le tour du monde en étant végane et survivre 🙂

Je vais donc faire le tour du monde en 5 mois à partir de juillet 2017, car c’est mon rêve depuis une dizaine d’années. Petit projet embryonnaire au début, il a grandi, grandi dans ma tête pendant mes études secondaires et mes débuts en tant qu’ingénieur dans une grande entreprise. Et enfin, il est prêt à voler de ses propres ailes ! Entre temps, j’ai eu le temps de devenir végane, et de réaliser que j’avais envie de faire plus que voyager pour mon plaisir, que je voulais partager mon expérience, et être utile. J’ai donc eu l’idée de documenter mon tour du monde pour faire connaître un peu le véganisme et montrer qu’être végane en voyage, c’est possible !

DSCF2552.JPGAu Japon : petit plat, grande fierté d’avoir réussi à commander vegan 😉

Depuis que je suis végane (bientôt deux ans), j’ai eu l’occasion de voyager un peu en Europe et en Asie et j’ai constaté que selon le pays, cela pouvait être compliqué de se nourrir, mais jamais impossible. Chaque pays est à découvrir et à apprivoiser. Avant d’aller plus loin, voici quelques exemples de survie végane en milieu étranger :

– en Finlande : j’y ai passé deux semaines pour le travail, et comment dire … on est accueilli à l’aéroport par un panneau « venez déguster du burger de renne! ». Finalement, miracle : les supermarchés proposaient des produits véganes ! comme de la mozzarella végétale ou des yaourts de soja. Sans compter le fait que les Finnois parlent systématiquement anglais, j’ai fini par m’en sortir !

– au Japon : aaaah, les onigiri … assortis d’une vingtaine de minutes à essayer de détecter quelle boulette parmi le rayon de 20 sortes de boulettes de riz ne contenait que du riz. Là par contre, pas de traduction possible, il fallait avoir recours à la chance ! En anecdote un peu moins drôle, je n’ai pas mangé de ramen du voyage … et oui, ils contiennent systématiquement du porc là-bas, et je n’ai pas eu l’occasion ou le courage de demander une version végétarienne. Mais j’ai quand même énormément apprécié la nourriture japonaise (ah, le riz, les udon et les tempura de légumes!!)

– en Chine : j’y ai passé plusieurs mois pour le boulot et grâce aux marchés et super marchés locaux, ce furent deux mois à me nourrir de fruits, légumes, riz et tofu. Sans oublier de solides petits dej à base de lait de soja et de flocons d’avoine et baies de goji, dont les Chinois sont très friands. Et parmi mes meilleurs souvenirs culinaires : le tonyu, lait de soja chaud absolument à tomber, et les dim sum aux légumes !

dscf1176Dim sum, nouilles aux légumes, bon thé, à Hong Kong

Revenons à nos moutons (heureux et libres 🙂 ):  Je compte tenir ce blog pour vous raconter ma préparation du tour du monde ainsi que le tour du monde proprement dit : comment voyager en étant végane ? comment se nourrir dans un pays dont on ne parle pas la langue ? quelles spécialités du coin sont véganes ou véganisables ?  J’espère vous apporter mon expérience, des astuces et de belles histoires et photos.
Pour la petite anecdote c’est l’article d’Antigone XXI « Une semaine végane à Montréal » qui m’a poussée à communiquer sur mon futur tour du monde végane. En attendant que l’on ait « Le guide vert végane » – tiens c’est une idée ça, j’essaierai de documenter au maximum mes destinations pour pouvoir être utile aux voyageurs de passage soucieux des droits des animaux.

En parlant de programme, le voici :

– Juillet-Août : Canada et nord des USA
– Septembre : Île de Pâques, Polynésie et Nouvelle-Calédonie
– Octobre : Indonésie, Malaisie, Thaïlande
– Novembre : Tanzanie

J’ai choisi ces destinations pour plusieurs raisons, certaines parce qu’elles me rappellent des voyages inoubliables – les USA !, d’autres que j’ai toujours rêvé de voir – le Canada, l’Indonésie …, d’autres parce que je pense que je n’aurai plus l’occasion de les voir en dehors du tour du monde (îles du Pacifique).

Je prévois une durée de 5 mois pour des raisons financières. J’ai déjà réuni, depuis plusieurs années, mes économies pour me payer les billets d’avion et le coût de la vie dans ces pays. Je lance en même temps une collecte Ulule pour pouvoir me payer du matériel digne de ce nom pour documenter mon voyage, fournir du contenu de qualité et peut-être même faire des vidéos !

Au sujet de l’avancement de mon projet, voici une page dédiée qui permettra de faire le point régulièrement !

A part réaliser ce rêve fou, ce projet me permettra également de me lancer dans le blogging végane friendly et de montrer qu’être végane même au bout du monde, c’est possible, et même génial !

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Votre humble serviteure prête à se passer de kale pendant 6 mois pour la bonne cause.

 

Qu’en dites-vous ?

Que vous évoquent ces destinations ?

Qui se lance pour le projet du Guide Vert Végane ?

Bien à vous 🙂

Fox